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Jeudi 18 octobre 2007
par Nicosono
publié dans : Relations France-Israël
Ehoud Olmert va rencontrer à Paris Nicolas Sarkozy. Objectif : traiter de manière directe et en toute franchise le dossier iranien. Ehoud Olmert se proposera d’aborder dans sa rencontre avec Nicolas Sarkozy et François Fillon les questions liées à la menace nucléaire pour Israël, notamment de la part de l’Iran, ainsi que les problèmes relatifs au processus de règlement négocié au Proche-Orient.

Le Premier ministre israélien se rendra donc en France du 21 au 23 octobre prochain pour une visite officielle. Le 22 octobre, il rencontrera le Président Sarkozy au Palais de l’Elysée pour un entretien qui sera suivi d’un déjeuner.

L’après-midi, M. Olmert rencontrera le Premier ministre François Fillon. Enfin, il rencontrera la communauté juive avant de s’envoler pour Londres.

Israël est en train de lancer une véritable campagne mondiale pour expliquer les intentions de l’Iran. Selon des sources confidentielles d’Israelvalley à Jérusalem, Ehoud Olmert va présenter des faits précis et des documents dont des photos à Nicolas Sarkozy sur la réalité de la menace iranienne.

Les journaux israéliens consacrent aujourd’hui leurs manchette aux déclarations faites par George Bush, sur le nucléaire iranien. M. Bush a en déclaré qu’il prenait la menace iranienne avec le plus grand sérieux, ajoutant : « un Iran avec l’arme nucléaire est une menace faite à la paix dans le monde. En Iran il y a un dirigeant qui appelle à la destruction d’Israël. Si nous voulons empêcher une troisième guerre mondiale, il faut tout faire pour que l’Iran n’ait pas l’arme nucléaire ».

Ces propos, les plus explicites jamais prononcés par le président Bush à ce sujet, interviennent au lendemain de la visite du président russe, Vladimir Poutine, en Iran, une visite au cours de laquelle il s’est engagé à soutenir le programme nucléaire civil iranien. Le président américain a d’ailleurs déclaré qu’il demanderait à son homologue russe des détails sur le contenu de ses entretiens à Téhéran.

Lire la suite de l'article sur le site Israel Valley :
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Lundi 15 octobre 2007
par Nicosono
publié dans : En France
Les attentats de Londres de Juillet 2005 ont, semble-t-il, démontré l'importance de l'installation de caméras de surveillance. Selon la police, elles ont permis de retracer le parcours des terroristes.

A l'heure actuelle, la France dispose sur son territoire de 340 000 caméras, et la ministre de l'intérieur souhaite pousser ce nombre à plus d'un million, en axant principalement sur le domaine des transports et sur la surveillance des bâtiments publics. Mais le gouvernement assure que cette extension du parc de télésurveillance s'effectuera dans le respect des libertés des français.

Bien évidemment, l'extension servira à lutter contre le terrorisme, contre les délinquances, mais elle doit aussi combler le retard de la France en la matière, dont le parc de caméras reste encore faible, comparé à celui du Royaume-Uni. Cette extension fera d'ailleurs suite au salon "milipol" qui s'est déroulé à Paris jusqu'au 12 octobre, et qui réunissait les forces de police et de gendarmerie du monde entier, dans le but d'unir les efforts de lutte contre les menaces à la paix publique, et notamment le terrorisme.

Toutefois, une constatation s'impose. Si les caméras peuvent retracer le parcours des suspects d'un point A à un point B, elles n'auront pas pu empêcher les attentats de Londres. La surveillance électronique ne saurait remplacer la surveillance et la vigilance humaines.

Retrouvez l'article sur le portail du gouvernement français :
http://www.premier-ministre.gouv.fr/information/actualites_20/
un_million_cameras_videosurveillance_57751.html
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Samedi 13 octobre 2007
par Nicosono
publié dans : Islamisation de l'Occident
La loi du 9 décembre 1905 sépare l'église de l'État et supprime de son budget toutes les dépenses relatives à l'exercice du culte, dans l'intérêt de l'ordre public précise-t-elle. L'Alsace et la Moselle alors sous contrôle allemand, obtiennent en 1919 de conserver leur statut concordataire lorsqu'elles sont rattachées à la République française.

La loi du 9 décembre 1905 a pour finalité de garantir la neutralité de l'État pour toutes les questions religieuses et de ne financer aucun culte aux dépens d'un autre, dans un souci d'égalité entre les différentes cultures alors présentes sur le territoire français :
ARTICLE PREMIER. - La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public.
ART. 2.- La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. En conséquence, à partir du 1er janvier qui suivra la promulgation de la présente loi, seront supprimées des budgets de l'État, des départements et des communes, toutes dépenses relatives à l'exercice des cultes. Pourront toutefois être inscrites auxdits budgets les dépenses relatives à des services d'aumônerie et destinées à assurer le libre exercice des cultes dans les établissements publics tels que lycées, collèges, écoles, hospices, asiles et prisons.
Les établissements publics du culte sont supprimés, sous réserve des dispositions énoncées à l'article 3.
Avec le temps, le principe de laïcité allait être remis en cause par l'émergence de nouveaux mouvements, encouragés en leur temps par les politiques internes en matière de gestion des flux migratoires. L'islam devient la deuxième religion de France par le nombre de ses fidèles, et ses exigences se confrontent soudain avec le principe de citoyenneté. Lesdits mouvements se voient incapables de trouver l'équilibre entre leurs croyances et les moyens de les exprimer.

Des entraves supposées et des entraves évidentes au principe de laïcité

La laïcité, pierre angulaire du pacte républicain, repose sur trois valeurs indissociables : liberté de conscience, égalité en droit des options spirituelles et religieuses, neutralité du pouvoir politique. La liberté de conscience permet à chaque citoyen de choisir sa vie spirituelle ou religieuse. L’égalité en droit prohibe toute discrimination ou contrainte et ltat ne privilégie aucune option. Enfin le pouvoir politique reconnaît ses limites en s’abstenant de toute immixtion dans le domaine spirituel ou religieux. La laïcité traduit ainsi une conception du bien commun. Pour que chaque citoyen puisse se reconnaître dans la République, elle soustrait le pouvoir politique à l’influence dominante de toute option spirituelle ou religieuse, afin de pouvoir vivre ensemble.
Cette observation de la commission sur l'application du principe de laïcité dans la République repose sur un élément individuel, un élément collectif, et un élément coercitif. Ces dispositions sont fidèles à ce qu'implique une république, lutter contre toute forme de communautarisme aux dépens de l'intérêt national et de l'ordre public, ce qu'on appelle la citoyenneté. En substance, le constat est que ce fondement a déjà été laissé de côté alors qu'il s'agissait de favoriser l'intégration d'immigrés, même au service de l'État.

Quels sont donc les exemples en la matière ? En premier lieu, la discrimination positive s'est doucement imposée comme un modèle d'intégration. En fonction de ses origines et dans le cas où la République reconnaît ses compétences, une personne pourra être privilégiée aux dépens d'une autre, pour marquer la différence au sein des services publics. Pourtant, la lacune peut vite être trouvée si la réponse est que la loi de 1905 n'évoque que l'appartenance religieuse, et non l'origine ethnique.

En deuxième lieu, la construction des édifices religieux, et plus précisément des mosquées, avec des fonds publics s'insère sans cesse davantage dans les esprits concernés. La France étant un pays de tradition judéo-chrétienne, elle n'a eu à s'inquiéter du projet de constructions de mosquées qu'il y a quelques années, en fonction des politiques d'immigration conduites. Mais bien plus que cela, la France dispose de liens historiques importants avec les pays arabes, et pour rester fidèle à son histoire et à son image de pays des droits de l'homme, elle pourrait émettre l'idée de modifier la loi de 1905 afin de permettre un transfert d'argent des impôts vers les communautés en demande, à l'image de l'Allemagne, où chaque feuille d'impôt sur le revenu demande à l'imposé de choisir s'il veut qu'une partie de ses impôts soit reversée à la communauté religieuse en question.

En France, la construction d'un édifice religieux passe d'abord par la signature d'un bail avec la commune, s'il n'est pas envisagé d'acheter le terrain, sachant que la commune prévoit tout de même son achat à un prix prévu à l'avance. La durée du bail est variable, mais les entorses à la loi de 1905 ressortent lorsque la communauté, constituée en association cultuelle, ne dispose pas de fonds suffisants pour la construction de l'édifice religieux. A ce moment là, un organisme public comme la caisse des dépôts est sollicité, engage un prêt à un taux préférentiel et pour une durée déterminée, mais demande par la même occasion un garant, comme pour toute demande de prêt. Si la communauté en question ne trouve pas de garant solvable, la pratique est que ce soit la mairie qui se porte garante, et c'est là que la loi de 1905 est laissée de côté. Si les dons des fidèles de la communauté se révèlent insuffisants pour rembourser le prêt, c'est à la mairie qu'il appartiendra de le rembourser, tout en sachant que parallèlement, la communauté dispose de l'entière jouissance du terrain et de l'édifice religieux jusqu'à la fin du bail.


En troisième lieu, le débat sur l'autorisation du port de signes ostensibles dans l'enceinte des écoles de la République, et plus particulièrement du voile islamique.
Dans les écoles, les collèges et les lycées publics, le port de signes ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse est interdit. Le règlement intérieur rappelle que la mise en œuvre d'une procédure disciplinaire est précédée d'un dialogue avec l'élève.
Le corps de la loi du 15 mars 2004 ci-dessus vient compléter la loi du 9 décembre 1905 en ce qui concerne l'éducation nationale. Elle la rejoint, en cela qu'elle demande à l'élève de conserver dans son intimité son appartenance religieuse et de ne pas l'afficher publiquement dans ce qui est la propriété de l'État, l'école de la République.

Cette loi s'était exportée à l'international lorsque les groupes terroristes menaçaient la France par des attentats si celle-ci ne retirait pas cette loi du Journal Officiel de la République. C'est du moins les menaces qui ont été émises par l'organisation terroriste Al-Quaïda.

Divers cas d'exclusion temporaire ou définitive ont pu être relevés dans les collèges et lycées publics de France après la promulgation de la loi, les jeunes filles incriminées n'ayant pas voulu, ou n'ayant pas pu, retirer leur voile. Une circulaire du ministère de l'éducation nationale a justement encouragé les proviseurs et directeurs à utiliser en premier lieu le dialogue avec l'élève avant de constituer un conseil de discipline en vue d'évoquer l'exclusion.
La loi semble avoir été appliquée à la lettre, même si elle a suscité les protestations et les manifestations des organisations de défense des immigrés. Avec l'élection de Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République française, la loi devrait continuer à être appliquée telle quelle, Nicolas Sarkozy ayant à plusieurs reprises répété que la loi de la République prévaut sur toutes les traditions religieuses, quelles qu'elles soient.

Des personnes supposent alors que, selon cette loi, les croix et crucifix en pendentif ou sur les murs devront être retirés, car ils constituent des signes ostensibles d'appartenance à une religion. Effectivement, la loi n'évoque aucun signe en particulier, mais condamne leur ostensibilité. Cela va de pair avec le souci de préserver l'ordre public, mais ôte toute possibilité, selon toute vraisemblance, de modification des programmes scolaires nationaux sur l'enseignement du fait religieux, sans que celui-ci n'ait subi quelques modifications que ce soit. Et en substance, le Conseil de l'Europe vient justement de condamner la doctrine du créationnisme au profit de l'évolutionnisme.  L'Europe appelle donc les États membres de l'Union à une modification des programmes scolaires pour y exclure toute notion de création au profit de l'évolution, sans pour autant imposer ce changement aux mêmes États membres.
Si elle se limite à une conception étroite de la neutralité par rapport à la culture religieuse ou spirituelle, l’école contribue à la méconnaissance des élèves en ce domaine et les laisse désarmés, sans outil intellectuel, face aux pressions et aux instrumentalisations des activistes politico-religieux qui prospèrent sur le terreau de cette ignorance. Remédier à ces carences est une urgence sociale. En cela, l’école doit permettre aux élèves d’exercer leur jugement sur les religions et la spiritualité en général dans la multiplicité de leurs manifestations, y compris leurs fonctions politiques, culturelles, intellectuelles et juridiques. L’enseignement peut aider à la découverte des textes révélés des diverses traditions et à réfléchir sur leurs significations, sans s’immiscer dans l’interprétation sacrée. La laïcité crée une responsabilité à la charge de l’État. Favoriser l’enrichissement de la connaissance critique des religions à l’école peut permettre de doter les futurs citoyens d’une formation intellectuelle et critique. Ils peuvent ainsi exercer la liberté de pensée et de choix dans le domaine des croyances.
Quelques idées avancées par la commission de réflexion sur l'application du principe de laïcité dans la République

Il ne serait pas injuste d'affirmer que cette commission a dû réfléchir aux possibilités d'intégrer l'islam au sein de la République française. Elle est sans doute la religion qui pose le plus grand défi au principe de laïcité, et il était devenu urgent, dans le souci de ne pas adopter d'attitude discriminatoire, d'élaborer des propositions en ce sens.
L’existence d’un enseignement confessionnel sous contrat d’association avec l’État permet ainsi que s’affirme pleinement la liberté religieuse avec la prise en compte du caractère propre d’une religion. La liberté d’enseignement est considérée, en tant que principe fondamental reconnu par les lois de la République, comme un principe à valeur constitutionnelle. Dans ce cadre, il est évident qu’aucune disposition juridique ne s’oppose à la création d’écoles musulmanes. Les rapports entre l’État et les établissements privés d’enseignement, dont le caractère propre est également protégé, sont fixés par la loi Debré du 31 décembre 1959. En contrepartie d’aides financières – salaires des enseignants et frais de fonctionnement – les établissements privés doivent adopter les programmes de l’enseignement public et accueillir «tous les enfants sans distinction d’origine, d’opinions ou de croyance» «dans le respect total de la liberté de conscience». La prise en charge de l’entretien des locaux privés par des fonds publics est possible, dans la limite des 10 % permis par la loi Falloux.
Les différents courants de l'islam sont encouragés à se constituer en association cultuelle pour bénéficier des avantages garantis par la loi Falloux. Dans le cadre associatif, la création d'écoles privées pour la dispense d'un enseignement religieux est autorisée, les subventions allouées, sous réserve que le programme scolaire en vigueur dans les établissements publics soit adopté. Nous avons vu que certaines pratiques s'étendent à la construction des édifices religieux, profitant des lacunes de la loi du 9 décembre 1905. Les autorités responsables devront s'assurer que l'ensemble du programme scolaire est enseigné, et qu'aucune sélection à l'inscription n'est pratiquée.

Les écoles privées à caractère confessionnel garantissent la liberté de conscience mais font apparaître les disparités économiques entre les différentes confessions. Au-delà du fait que la France eût à faire face en première au sein de l'Union européenne au défi de l'islam, et que l'immigration des populations musulmanes fût arrivée bien tardivement, c'est bien le modèle d'intégration à la française qui est aujourd'hui remis en cause. Alors que les politiques parlent de former des imams, il conviendrait dans un premier temps de définir des exigences claires et précises pour l'intégration des candidats à la citoyenneté française. Une bonne intégration permettrait de lutter dans un premier temps contre l'esprit communautariste et, dans le même ordre d'idée, contre l'essor de l'intégrisme religieux.

La communauté Juive a su s'intégrer et évoluer dans un milieu profondément catholique d'une part, et par la suite profondément laïque. Elle contribua à l'essor économique du pays en raison d'une bonne intégration qui passe notamment par la maîtrise de la langue. Elle a ainsi pu travailler en parfaite complémentarité avec les autorités locales et nationales, lorsque ces dernières acceptaient les Juifs sur leur territoire.
Dans le cas contraire, ils furent invités à n'exercer que des pratiques qui allaient à l'encontre de l'enseignement catholique. Mais malgré le cantonnement imposé, l'intégration des Juifs était une réussite, qu'elle fût pratiquée par les autorités ou par les Juifs mêmes.
«A la mosquée, au moins, j’existe !» : cette exclamation en forme d’avertissement, entendue par la commission, sonne comme un véritable échec de la politique d’intégration des vingt dernières années.

Il faut combattre la méconnaissance et les préjugés sur les différentes composantes de l’histoire française et sur le fait migratoire. L’enseignement de l’histoire de l’esclavage est
absent des programmes, et celui de l’histoire de la colonisation, de la décolonisation, mais aussi de l’immigration occupe une place insuffisante. Ces enseignements devraient tenir toute leur place au collège et au lycée, en métropole et dans les départements et territoires d’outremer. Le futur Centre de mémoire de l’immigration est pour sa part destiné à devenir un lieu de formation, de recherches et de débats sur le fait migratoire.
Le problème est donc identifié, la France vit l'échec de sa politique d'intégration menée depuis une vingtaine d'années. Pourtant, force est de constater que d'autres communautés religieuses ont su s'adapter à l'actuel modèle d'intégration à la française. Serait-ce donc une mauvaise volonté qui donnerait une mauvaise intégration à ceux qui se sentent proches de l'islam ? Il faut maintenant voir si les différentes communautés concernées accepteront le nouveau modèle d'intégration français qui devrait prochainement être appliqué, en accord avec les promesses de campagne de Nicolas Sarkozy sur la question. En tout état de cause, il est clair que l'application stricte du pacte d'intégration, qui inclut notamment l'apprentissage de la langue, doit être menée à son terme, au cas par cas. Tout relâchement en la matière signifierait l'abandon des valeurs françaises et l'émergence du sentiment que le modèle français peut être remis en cause.
Il est proposé de créer une École nationale d'études islamiques. Cette école aurait plusieurs vocations : développer les recherches scientifiques sur les sociétés, la pensée et la culture liées au modèle "islamique" de production des sociétés ; offrir un espace d'expression scientifique critique de l'Islam comme religion, tradition de pensée et cultures variées à travers le monde ; contribuer à la formation des maîtres appelés à enseigner le fait religieux à tous les niveaux de l'enseignement public ; créer un centre de lecture, de documentation et d'échange à tous les citoyens désireux d'acquérir des informations scientifiques sur tout ce qui touche à l'insertion de l'Islam et des musulmans dans les grands courants de la pensée critique contemporaine et de construction d'un espace laïque de la citoyenneté ; tisser des relations avec les chercheurs et les enseignants dans le monde musulman contemporain ; mettre en place des structures d'accueil aux nombreux étudiants francophones qui viennent du Maghreb, de l'Afrique et du Proche-Orient.
La création d'un espace propre à chaque établissement public d'échanges et de partage sur l'ensemble des identités religieuses et des valeurs en présence permettrait aux élèves, au sein de l'école publique, de débattre sereinement de la question. La création d'une École nationale d'études islamiques serait loin d'être une mesure comme une autre, alors que le fait religieux est enseigné dans les universités de sciences humaines. D'autant plus que concernant l'enseignement primaire, la formation des enseignants au sein de l'Institut Universitaire de Formation des Maîtres passera désormais, au fur et à mesure de leurs créations, par deux modules supplémentaires. Le premier devra sensibiliser au principe de laïcité et aux valeurs de la République, le second a pour vocation d'enseigner le fait religieux et la déontologie laïque. A terme, la commission propose la signature par tous les enseignants d'une "charte de la laïcité", lors de l'entrée à l'IUFM ou lors de la première prise de fonction.
Il n’est pas question de remettre en cause le calendrier conçu principalement autour des fêtes catholiques (quatre des onze jours fériés, les lundis de Pentecôte et de Pâques ayant en fait une origine laïque). Mais il convient de prendre en considération que le paysage spirituel français a changé en un siècle. La République s’honorerait donc en reconnaissant les jours les plus sacrés des deux autres grandes religions monothéistes présentes en France, les bouddhistes organisant leur fête annuelle principale un dimanche de mai. Ainsi à l’école, l'ensemble des élèves ne travailleraient pas les jours de Kippour et de l’Aïd-el-kébir. Ces deux jours fériés supplémentaires devraient être compensés. La République marquerait ainsi avec force son respect de la pluralité des options spirituelles et philosophiques et sa volonté que ce respect soit partagé par tous les enfants de France.

Dans le monde de l'entreprise, le Kippour, l'Aïd-el-kébir, le Noël orthodoxe ou des chrétiens orientaux seraient reconnus comme jours fériés. Ils seraient substituables à un autre jour férié à la discrétion du salarié. Cette proposition serait définie après concertation avec les partenaires sociaux, et en tenant compte des spécificités des petites et moyennes entreprises. Cette pratique du crédit du jour férié est déjà courante dans certains pays ou organisations internationales comme l’Organisation des Nations Unies.
Les jours fériés d'ordre sacré de notre calendrier sont exclusivement l'héritage judéo-chrétien. A l'exception des fêtes profanes, elles trouvent toutes leur origine dans la Bible. Pour autant, leur dimension Juive n'est pas évoquée. Aujourd'hui, la commission exprime l'idée d'introduire dans le calendrier, pour chaque grande religion, la fête la plus significative sur le plan spirituel. Ainsi, le judaïsme serait représenté par la fête du Yom Kippour, et l'islam par la fête de l'Aïd-el-kébir. Au-delà du fait que pour les croyants, l'œcuménisme ne peut en aucun cas être la solution pour pacifier les relations entre les hommes, on est en droit de s'interroger sur les raisons profondes d'une telle proposition.

La France est ainsi soucieuse d'améliorer la condition des personnes qui vivent sur son territoire. Elle est prête à faire des concessions, la question est de savoir si les pays musulmans seraient prêts à en faire de même, bien entendu sur un plan strictement profane, étant donné que la France réaffirme son principe de laïcité.

Retrouvez l'ensemble du rapport de la commission :
Cliquez ici

Voir également :

Le site de Legifrance

Le site de la documentation française
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Vendredi 12 octobre 2007
par Nicosono
publié dans : Proche et Moyen-Orient
Depuis la création de l'État d'Israël en 1948, la région est en effervescence. En effet, depuis sa création, l'État d'Israël ne cesse d'être en guerre pour conserver son indépendance et sa légitimité. 50 ans de conflits avec ses voisins arabes, non seulement sur le plan militaire, mais aussi sur le plan politique et économique. Et non seulement en Israël, mais dans le monde entier.

En 2003, un sondage était publié au sein de l'Union européenne qui avait pour question "Quel est le pays qui représente la menace la plus importante pour la paix dans le monde ?". Le sondage a été réalisé au sein de la population de 15 pays membres de l'Union européenne. Ses résultats placent Israël en tête avec 58% des réponses, derrière la Corée du Nord, l'Iran, et les États-Unis d'Amérique.

Le porte-parole du gouvernement israélien de l'époque, Emmanuel Navon, a commenté ce sondage.
"Si ce sondage tend à remettre en cause le droit légitime d'Israël à se défendre et que ce dernier ne plaît pas aux européens, tant pis." a-t-il affirmé.
En substance, il serait extrêmement intéressant de savoir sur quelles bases les sondés se sont appuyés pour répondre au sondage en question. Il semblerait, notamment au sein de l'Union européenne, que le fait de disposer d'un arsenal nucléaire est fortement préjudiciable pour la stabilité de la paix dans le monde. Mais alors, trois évidences s'imposent :
  • - Premièrement, la seule nation a avoir utilisé la bombe atomique de manière offensive fut l'Amérique, et à deux reprises, les 6 et 9 août 1945 contre le Japon.
  • - Deuxièmement, la France effectua de nombreux essais nucléaires, sur terre dans le désert du Sahara, et sous-marins dans la région de Mururoa, et ne figure pourtant pas dans le trio de tête.
  • - Troisièmement, l'État d'Israël est en guerre depuis sa création en raison des attitudes violentes et intolérantes de ses voisins. Jamais il ne fut question d'utiliser la bombe nucléaire de manière offensive. De surcroît, l'État d'Israël n'a jamais effectué d'essai nucléaire, alors que l'Iran affirme ouvertement développer l'arme nucléaire pour la destruction de l'État Hébreu.
Ensuite, ces résultats ne pourraient-ils pas être le fruit de la désinformation sans cesse croissante des journalistes internationaux sur le conflit israélo-arabe ? Au regard de ce que nous savons, la superficie d'Israël est égale à la superficie de la Bretagne, et Israël accueille néanmoins sur son sol de multiples nationalités, étant entendu que toutes les personnes ne sont pas Juives. Le problème démographique que rencontre Israël aujourd'hui est justement le résultat de sa politique d'intégration des populations arabes, certes séparées des populations Juives, qui vivent en Israël et qui ont l'occasion d'y travailler. De ce fait, il est humainement compréhensible qu'un nombre croissant de Juifs israéliens veuillent se séparer des arabes israéliens, si un certain nombre de ces derniers perpétuent des attentats anti-israéliens. Ensuite, il est clair que le problème démographique ne pourra pas être réglé si les frontières de l'État d'Israël sont sans arrêt diminuées, et que par conséquent, celles des pays arabes comme l'Égypte ou la Jordanie sont étirées.

Enfin, l'ensemble des tensions qui ont existé et qui se sont manifestées par des conflits armés depuis 1948 a été alimenté par les régimes arabes. Les guerres qu'Israël a livrées étaient le résultat des politiques anti-israéliennes de l'Égypte, de la Jordanie, de la Syrie, de l'Arabie Saoudite, et de l'Irak. Alors que les pays arabes envahissent Israël pour dominer davantage de territoires, Israël se voit unanimement condamné lorsqu'après la guerre des Six Jours, il place l'intégralité de la ville de Jérusalem sous souveraineté israélienne, suite à l'échec des plans élaborés par les pays arabes.

Un comparatif des conflits sur l'ensemble de la planète depuis 1950 place le conflit israélo-arabe au 49ème rang en termes de nombre de morts, sur 67, si l'on prend en considération un minimum de 10 000 victimes. Le conflit qui détient le plus grand nombre de victimes, et de loin, se déroula entre 1949 et 1976, lorsque Mao Tsé-Toung était à la tête de la Chine communiste, avec 40 000 000 de victimes. Le conflit israélo-arabe compte aujourd'hui 51 000 morts, israéliens et arabes confondus.

Voir également :

Les statistiques des conflits
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Jeudi 11 octobre 2007
par Nicosono
publié dans : Actualités internationales
Contre les recommandations du Président américain George W. Bush et du Département d'État, le congrès s'apprête à reconnaître officiellement le génocide arménien. En effet, des membres du comité des Affaires étrangères ont approuvé la mesure, qui doit toutefois être étudiée par la Chambre des Représentants. Désormais, il appartient à la majorité démocrate au congrès de trancher.
"Une telle décision endommagera énormément nos relations avec un allié clé de l'OTAN, la Turquie" a déclaré George W. Bush
D'ores et déjà, les relations entre les deux pays peuvent se détériorer. La Turquie, membre de l'OTAN et alliée des États-Unis d'Amérique, est un élément capital dans le domaine géostratégique concernant les opérations militaires au Moyen-Orient. La Turquie constitue en effet un poste avancé de l'OTAN et dispose en son sein de bases aériennes américaines. Sur un plan strictement politique, les États-Unis d'Amérique n'ont pas intérêt à adopter des mesures allant à l'encontre de la Turquie, au risque de voir sa capacité de lancer des opérations militaires au Moyen-Orient compromise, malgré sa présence, en contre-partie, dans tous les océans et les mers du globe.

Le génocide arménien a causé la mort de 1 200 000 à 1 500 000 personnes sous l'empire ottoman, soit les deux-tiers de la population arménienne. Ces massacres sont le résultat d'un appel au Jihad lancé par le sultan en vue d'éliminer "les traîtres et les espions". Aujourd'hui encore, la Turquie refuse de reconnaître et d'assumer le génocide arménien, pourtant reconnu et incontestable dans le monde, comme étant le résultat de l'intolérance d'une idéologie qui, malheureusement, sévit encore aujourd'hui dans le monde entier. Au regard des éléments historiques, la Turquie contribuerait pourtant à rester fidèle à ce qu'elle défend aujourd'hui dans son système politique et institutionnel, la laïcité et la liberté de culte.

En France, le génocide arménien est reconnu par l'Assemblée nationale le 29 janvier 2001 et est complété par une proposition de loi adoptée le 12 octobre 2006 tendant à réprimer sa contestation. Cette décision, mal accueillie par la Turquie, entraînait les événements que l'on sait lors du match opposant le Paris Saint-Germain à Galatasaray au Parc des Princes le 14 mars 2001.

Voir également :

Le cheminement de la loi de son adoption jusqu'à son achèvement
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Jeudi 11 octobre 2007
par Nicosono
publié dans : Relations France-Israël
Le député Claude Goasguen vient d'être nommé par le président de l'Assemblée nationale, président du groupe d'amitié France-Israël. Le député UMP de Paris succède ainsi à Rudy Salles, député Modem des Alpes maritimes.
Claude Goasguen a adressé un courrier à Richard Prasquier, le président du CRIF, pour lui assurer sa détermination à mener à bien cette fonction.
  • Soyez sûr que je serai à la hauteur de cette fonction qui m'honore et que j'assumerai avec courage et fidélité.
Biographie du député Claude Goasguen :

Claude Goasguen est né le 12 mars 1945 à Toulon (Var). Il est marié et a deux fils.

Ancien Recteur d'Académie, Claude Goasguen est avocat, Inspecteur Général de l'Éducation Nationale et Docteur en droit.

Il exerce aujourd'hui sa profession d'avocat et enseigne à HEC depuis 2004.

Chevalier de la Légion d'Honneur, Claude Goasguen est aujourd'hui Député et Conseiller de Paris : il est également, depuis octobre 2002, Président du groupe UMP au Conseil de Paris.
Au sein de l'UMP, Claude Goasguen est depuis juin 2006 Délégué général chargé de la Recherche et de l'Université.

Lire la suite sur le site du député :
http://www.claude-goasguen.org/site/interieur.php?rubr=19

Voir également :

Le site du CRIF

Claude Goasguen sur le site de l'Assemblée nationale
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Jeudi 11 octobre 2007
par Nicosono
publié dans : Insolite
Les sommets du G8 réunissent les nations les plus industrialisées du monde. Ils sont l'occasion pour les photographes de capturer de sublimes clichés des dirigeants de ces pays.  La preuve :

Angela-Merkel-et-Nicolas-Sarkozy.jpg
Angela Merkel et Nicolas Sarkozy

Grimace-de-Nicolas-Sarkozy.jpg
George W. Bush et Nicolas Sarkozy (enfin on dirait bien)


Tony Blair et Angela Merkel (j'en sais trop rien)

Tony-Blair-fait-le-malin-devant-les-filles.jpg
Tony Blair fait le malin devant les filles (qui a dit que les anglais n'étaient pas des gentlemen ?)

Vladimir-Poutine-et-Nicolas-Sarkozy.jpg
Vladimir Poutine et Nicolas Sarkozy (Merci Nico...)
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Jeudi 11 octobre 2007
par Nicosono
publié dans : Islamisation de l'Occident
Le phénomène est bien connu en Grande-Bretagne, où ouvertement les chefs religieux appellent, sur la place publique, au Jihad et aux fidèles de s'engager dans les organisations terroristes et de partir au Moyen-Orient dans les camps d'entraînement. Tout ceci se fait sous les yeux de la police britannique.

Aujourd'hui, le problème se pose aux États-Unis d'Amérique, où les appels à la haine contre l'Amérique sont, selon le Patriot Act, réprimandés et leurs auteurs considérés de suite comme étant des terroristes.


Do you support the mosques in America preaching jihad and recruiting jihadists? If a pastor or rabbi endorses a candidate, the church or synagogue can lose its tax exemption. Mosques can regularly host terrorists and preach jihad with no penalty.

How do I know that?

On September 25, 2007, President Bush met with Iraq Prime Minister Nouri al-Maliki at the United Nations in New York City. The night before, al-Maliki had dinner with Iranian President Mahmoud Ahmadinejad at a blue-domed mosque near John F. Kennedy Airport in New York. The dinner followed Ahmadinejad’s Holocaust- and gay-denying speech at Columbia University.

Not only was Ahmadinejad allowed a privileged U.S. entrance visa, he was also afforded Secret Service protection during his secret meeting at the Queens mosque with the $600 billion man, al-Maliki. To believe that the meeting was not sanctioned by the White House is extremely naïve. How do I know? I met with the Iranians at their hotel.

Obviously, al-Maliki delivered a message from President Bush to Ahmadinejad, and Ahmadinejad reciprocated. Al-Maliki and Ahmadinejad are joined-at-the-hip by their Shi’a faith. Al-Maliki has been protecting the 60,000 member, pro-Iranian, Mahdi Army for years.

How could Ahmadinejad and al-Maliki fly under the radar in the media capital of the world? How Bush, Al-Maliki, and Ahmadinejad could elude the news media in coordinating linkage deserves an Academy Award in “shuck-and-jive, shake-and-bake, and smoke-and-mirrors.”

VOTE YOUR OPINION NOW!

The results of your vote will be forwarded President Bush.

Today’s breaking news:
www.myjwn.com.



alt : Jerusalem Prayer Team
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Mercredi 10 octobre 2007
par Nicosono
publié dans : Sciences et techniques
Avec l'épuisement des ressources, la démographie galopante, le réchauffement climatique, les scientifiques sont à la recherche d'une planète de rechange pour l'homme. Il serait donc question d'un transfert de l'humanité de la planète terre vers une exoplanète.

Sa caractéristique fondamentale est que sa température doit permettre la présence de l'eau à l'état liquide pour abriter la vie. L'exoplanète ainsi découverte est calculée comme étant 1,5 fois plus grande que la terre, faisant partie des planètes telluriques, c'est-à-dire à surface solide.

Lire la suite :
Planètes extrasolaires : une planète à la bonne température ?

 
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Mardi 9 octobre 2007
par Nicosono
publié dans : Actualités internationales
L'Égypte a signé un accord de coopération avec l'OTAN. C'est le deuxième pays à avoir signé un tel accord au Moyen-Orient, le premier étant Israël. Il a pour finalité de permettre l'acheminement d'une force multinationale de l'OTAN sous le contrôle de l'ONU pour surveiller la frontière entre l'Égypte et la Bande de Gaza. Cette dernière est en effet devenue la plaque tournante du trafic d'armes dirigé contre l'État d'Israël depuis le retrait de l'armée israélienne.

L'OTAN n'a pas manqué de saluer cet accord, et s'apprête à en publier les détails. A l'origine, l'OTAN a été fondé par les forces du bloc de l'ouest en 1949 pour contrer les menaces venues du bloc de l'est. Elle servait à coordonner les efforts de surveillance des pays membres contre l'URSS, avec les États-Unis d'Amérique, le Canada, et les pays d'Europe occidentale. Mais la Turquie est très vite devenue un pays d'une importance stratégique vitale, tout d'abord pour surveiller la flotte soviétique basée en Mer Noire, et plus tard pour les opérations militaires au Moyen-Orient, d'où décollent notamment les forces aériennes américaines basées à terre.

Aujourd'hui, l'OTAN a pour rôle de prévenir l'émergence de conflits régionaux. La coopération avec l'OTAN permet entre autres aux pays membres de participer aux exercices et manœuvres militaires, le plus souvent organisés en Mer Méditerranée, afin de rendre complémentaire les forces en présence, notamment dans la lutte contre le terrorisme. C'est ainsi que l'État d'Israël a participé aux dernières manœuvres en Mer Méditerranée. Des négociations sont en cours pour intégrer au sein des forces de l'ONU des soldats de Zahal.

Voir également :

L'article sur le site du journal israélien Arutz Sheva
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