Dimanche 3 juin 2007
par Nicosono
publié dans :
En France
Vincent Lamanda, 61 ans, a été installé hier dans ses fonctions de premier président de la Cour de cassation, en présence de Nicolas Sarkozy et de nombreuses personnalités politiques dont le
garde des Sceaux, Rachida Dati. Le haut magistrat s’est adressé au président de la République au début de son discours :
« En ces heures où tant d’êtres tournent leurs attentes vers la nouvelle destinée du pays, c’est beaucoup de voir un chef de l’État, prompt à l’action de chaque jour, et portant vive sa charge
d’hommes à toutes les brèches de la communauté, marquer d’emblée sa considération à l’autorité judiciaire dont il est garant de l’indépendance. »
M. Lamanda, par ailleurs, a adressé un message revigorant aux magistrats, qui
« ne sont pas les rouages impersonnels d’une société sans âme ».
« Ne doutez pas de votre position cruciale, de votre légitimité, des vertus de la collégialité »,
les a-t-il exhortés en faisant implicitement allusion à la crise que traverse l’institution depuis le désastre d’Outreau. Ancien président de la cour d’appel de Versailles, Vincent Lamanda fut le
collaborateur de deux gardes des Sceaux, Jean Lecanuet (1974-1976), puis Alain Peyrefitte (1978-1981). Il fut plus tard membre du Conseil supérieur de la magistrature (2002-2004) et rédigea à ce
titre un rapport accablant sur le juge niçois Jean-Paul Renard. Avant son allocution, Bruno Cotte, président de la chambre criminelle – et candidat malheureux à la tête de la Cour de cassation –,
et Jean-Louis Nadal, procureur général près ladite cour, avaient rendu un hommage appuyé, prolongé par M. Lamanda, à Guy Canivet, récemment nommé au Conseil constitutionnel et qui lègue un
héritage considérable à la juridiction judiciaire suprême. forums Réagir dans le forum
Dans la foulée, le nouveau Premier Président de la Cour de cassation a affirmé à l'égard des franc-maçons :
Je ne suis pas franc-maçon.
A la suite de cette déclaration, les différentes obédiences maçonniques à travers le monde se sont dites "choquées" de ces propos. Elles ont notamment affirmé que :
Nous ne pouvons pas accepter qu'on dise : "je déteste les franc-maçons". Il était une époque où les gens disaient 'je déteste les juifs', 'je n'aime pas les noirs'. Qu'est-ce que ça veut
dire?
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