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Pour ceux qui se basent sur le calendrier civil, c’est aujourd’hui, mardi 5 juin 2007, le quarantième anniversaire de la Guerre des Six Jours. Il s’agit sans aucun doute de l’un des conflits les
plus marquants de l’histoire du jeune Etat d’Israël. Alors qu’on craignait une catastrophe et un massacre des résidents juifs, Tsahal l’a emporté miraculeusement sur toutes les forces ennemies
qui ont attaqué Israël. L’armée a achevé la guerre en moins d’une semaine en récupérant des territoires importants et en procédant à la réunification de Jérusalem.
La tension entre Israël et ses voisins durait depuis plusieurs années en raison des nombreuses infiltrations de terroristes venant de Syrie, de Jordanie, de la bande de Gaza et de la péninsule du
Sinaï avec la bénédiction des autorités de leurs pays. En outre, la Syrie bombardait régulièrement, et impunément, les kibboutzim situés dans la vallée du Houla que surplombait le Golan.
Le président égyptien de l’époque, Gamal Abdel Nasser, a demandé aux forces de l’Onu de quitter les lignes frontalières et lorsque celles-ci ont obtempéré, il a annoncé que dès le lendemain, le
détroit de Tiran serait fermé à la flotte israélienne. Il a pris ces mesures le 23 mai, empêchant le passage des navires israéliens.
A la fin du mois, un accord de coopération militaire a été signé entre l’Egypte, la Jordanie, la Syrie et l’Irak. Israël, de son côté, a tenté de convaincre la Jordanie de ne pas se laisser
entraîner dans le conflit.
En Israël, on craignait les retombées d’un tel affrontement. Tout en procédant à la mobilisation de ses troupes, le gouvernement du pays a tenté d’empêcher l’ouverture des hostilités par voie
diplomatique mais sans succès. Finalement, les autorités ont compris qu’il n’existait pas d’autres solutions qu’une action militaire.
Dans une tentative de dernière minute, la France a essayé de réunir, le 1er juin 1967, les quatre grandes puissances mais cette initiative a échoué en raison de l’opposition de l’URSS. Le général
de Gaulle, président de la République française, a alors annoncé, le 2 juin, que son pays comptait rester neutre dans ce conflit et appelait toutes les parties à ne pas faire usage de la force.
Il a également souligné que celui qui ouvrirait les hostilités perdrait immédiatement le soutien de la France. Ces prises de position ont profondément déçu les Israéliens.
Le 5 juin au matin, l’armée de l’Air israélienne entrait en action et réduisait à néant, en quelques heures, la force aérienne égyptienne. Dans la même journée, l’aviation jordanienne était
détruite à son tour ainsi que les deux tiers de l’aviation syrienne. Les sirènes ont retenti dans tout Israël, incitant la population à descendre dans les abris et des milliers d’obus se sont
abattus sur Jérusalem. Le 6 juin, Tsahal faisait la conquête de la bande de Gaza et défaisait l’armée égyptienne et le 7 juin au matin, les forces israéliennes entraient dans la Vieille Ville de
Jérusalem.
La conquête du Sinaï a suivi et le lendemain, 9 juin, au matin, l’armée israélienne montait sur le Golan et prenait le contrôle de tous les fortins à partir desquels les Syriens bombardaient les
localités juives et les pêcheurs du Kinnereth (le lac de Tibériade). La conquête du Plateau s’est achevée le 10 juin et la guerre s’est terminée avec la prise de Quneitra. Après des années
d’angoisse, les résidents des villes frontalières ont enfin pu passer une nuit tranquille.
Les Israéliens ont dû attendre le 14 juin pour pouvoir se rendre pour la première fois au Kottel, après la fin des combats. Près de 200 000 visiteurs ont traversé ce jour là les ruelles de la
Vieille Ville de Jérusalem, sous escorte militaire, pour aller se recueillir devant le Mur occidental dont l’accès leur était interdit depuis 1948.
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