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Jeudi 7 juin 2007
par Nicosono
publié dans : Proche et Moyen-Orient

Durant les rencontres israélo-palestiniennes à Camp David, la question du statut de Jérusalem fut posée sur la table. Il s'agissait à l'origine de trouver un terrain d'entente entre les israéliens et les palestiniens, et les américains jouaient les arbitres. En effet, pour les américains comme pour les arabes, le plus important était la mise en oeuvre des accords d'Oslo, accords profondément injustes pour les Juifs et pour Israël. Et Yasser Arafat d'enfoncer le clou en remettant en cause l'historicité Juive de la ville de Jérusalem, en affirmant notamment que le Temple de Jérusalem ne se trouvait pas à Jérusalem, mais à Naplouse.

Quel fut donc l'intérêt porté par les arabes à Jérusalem? L'intérêt n'a commencé à exister que lors de la victoire de l'armée israélienne sur ses ennemis lors de la guerre des Six Jours. Auparavant, il était interdit aux Juifs de se rendre au Kotel. Jusqu'en 1967 donc, la liberté religieuse n'était pas observée, ce qui est en parfait accord avec la doctrine de l'islam. Aucune occupation musulmane de la Terre Sainte n'aura consacré d'importance à la ville de Jérusalem, il faudra attendre une défaite de l'islam sur les terres de Jérusalem pour que les musulmans s'y intéressent, mais par dépit. Jérusalem restera le symbole de la défaite pour l'islam jusqu'à ce que l'affront soit lavé par l'anéantissement total de la nation Juive. C'est ici la charte du Hamas qui parle dans ses grandes lignes.

Ceci est valable pour Israël dans une mesure plus importante, mais le reste du monde n'est absolument pas à l'abri. Bien-sûr, l'exemple qui restera dans les mémoires est celui des attentats du 11 septembre 2001. Mais l'Amérique entretient des liens étroits avec le régime saoudien, pétrole oblige, même si l'Arabie Saoudite a perdu, avec le temps, son pouvoir d'influence sur certains États, au profit de l'Égypte. Ce lien aura d'ailleurs permis au gouvernement américain de geler les fonds de Oussama Ben Laden. Ce dernier considérera dès lors le régime saoudien comme un régime ennemi de la cause de l'islam. Il en profitera pour déclarer la guerre à l'Amérique au même titre que contre Israël, en associant ces deux pays par la propagande. La France sera visée lors de la volonté du gouvernement français d'interdire le port de tout signe ostentatoire dans l'école de la République française. A forciori, le port du voile est clairement un signe ostentatoire et donc interdit par voie de conséquence. Mais la France aura été touchée par le terrorisme dans les années 1990, lorsqu'en 1995 les transports en commun de Paris sont touchés par le Groupe Islamiste Armé (GIA), à la station Saint-Michel, alors même que la politique étrangère de la France allait devenir ouvertement pro-arabe, avec la récente prise de pouvoir de Jacques Chirac.

Lorsque les Juifs ont fondé l'État d'Israël en 1948, ils avaient trouvé une terre à l'abandon. Après tout, non seulement Jérusalem n'est considérée que comme la troisième ville sainte de l'islam, mais elle ne l'est que depuis 1967, et la terre d'Israël n'est importante pour les musulmans que depuis l'année 1948. Il faut rappeler qu'en novembre 1947, les Juifs étaient prêts à diviser la ville de Jérusalem en trois secteurs, entre britanniques, arabes, et Juifs. Seuls les arabes s'y sont opposés. Concernant les Juifs, il n'existe qu'une seule Ville Sainte qui est mentionnée plus de 700 fois dans la Bible, la Ville de Jérusalem. Aujourd'hui, Israël est florissant.

Mais les américains n'étaient pas au bout de leurs peines lorsque Ariel Sharon faisait partie de l'équipe de la délégation israélienne, en tant que membre du gouvernement de Binyamin Netanyahu. L'atmosphère était tendue et la tension était palpable entre Ariel Sharon et Yasser Arafat, les vieux ennemis. En effet, Ariel Sharon voulait pour sa part évoquer la situation religieuse de la ville de Jérusalem, alors que la délégation palestinienne ne s'intéressait qu'à des cartes et des tracés. Devant l'échec de ces rencontres, des négociateurs israéliens et palestiniens continueront à se rencontrer secrètement, avec la plupart du temps, l'arbitrage d'un négociateur américain. Ces rencontres se font dans le contexte des attentats suicides, et il est évident qu'il ne pouvait y avoir aucun résultat à toutes ces rencontres qui servaient de surcroît à une volonté de déjudaïsation de la ville de Jérusalem.

Lorsque Ariel Sharon est élu Premier ministre d'Israël et jusqu'à la création du parti Kadima, tout dialogue avec les factions terroristes était exclu. La suite étonnera le monde entier, décision est prise d'évacuer unilatéralement la Bande de Gaza. Les palestiniens crient victoire, le monde s'en félicite, mais quel est le résultat aujourd'hui? Cette évacuation aura donné davantage de territoire et réduit la surface déjà exiguë d'Israël. On peut dire que stratégiquement parlant, cette évacuation aura été une énorme erreur. Cette décision a été prise pour se plier aux pressions internationales, qui ne demandent que davantage de retraits aux israéliens. Mais le pire se situe dans l'esprit des palestiniens qui considéreront ce retrait comme une victoire, au même titre que le retrait du Liban en 2000. Il est paradoxal, au vue du contexte, que ces retraits se soient faits de manière unilatérale. Une excuse supplémentaire au cas où la situation se détériore.

Et il a fallu que ça arrive, lorsque le monde s'émeut de la situation dans la Bande de Gaza. Il est vrai que l'on peut difficilement accuser Israël d'être responsable de la situation au Liban. Depuis le retrait de l'armée israélienne, la Bande de Gaza a sombré dans l'anarchie. Si la barrière de protection en est la cause, il faudrait peut être évoquer la situation démographique de ce territoire, et préciser que la densité de population y est parmi les plus importantes de la planète. On ne peut pas dire que les aides européennes en direction des palestiniens soient efficaces, que cela soit en matière d'organisation comme en matière de paiement des salaires. Mais où va donc tout cet argent? Qu'est-ce que les États arabes voisins font pour leurs frères palestiniens?

Vous pouvez aussi consulter cet article sur la question:
http://www.nuitdorient.com/n176.htm

 
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Commentaires

Les revendications des Musulmans sur Jérusalem : http://www.surlautrerive.com/article-5118173.html
commentaire n° : 1 posté par : Ofek (site web) le: 08/06/2007 09:27:07

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