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Pour la France, le problème soulevé par l'Iran de vouloir se doter de la technologie nucléaire à des fins militaires n'est pas clos, selon le porte-parole de l'Élysée, David Martinon.
Tout le monde sait que ce programme est à visée militaire. Le dossier n'est pas clos pour nous. Le président iranien avait en effet déclaré que son programme d'enrichissement
d'uranium était pacifique, lors de son déplacement à New York pour assister au Conseil de sécurité des Nations Unies. Durant ce déplacement, Ahmadinejad avait par ailleurs obtenu une
invitation de l'université Columbia. Il s'y est rendu et est intervenu devant quelques centaines d'étudiants de l'université et devant son directeur.Au-delà même de cette invitation de l'université de Columbia, les protestations s'étaient déjà faites entendre au moment même où il était question que le Président iranien foule le sol américain. Plusieurs milliers de personnes ont protesté contre la venue du Président iranien, et notamment les membres de la communauté Juive de New York. Il faut dire que les Chefs d'État bénéficient d'un visa diplomatique pour se rendre dans l'immeuble des Nations Unies à New York. Dans le cas du Président iranien, celui-ci a été accordé par le Département d'État. Lors de son intervention à la tribune de l'Assemblée générale des Nations Unies, le Président français Nicolas Sarkozy a clairement établi que la meilleure réponse à apporter à toute tentative d'enrichissement d'uranium à des fins militaires était l'acquisition de cette énergie à des fins civiles. Lors de son point de presse hebdomadaire du 27 septembre, le porte-parole de l'Élysée David Martinon a déclaré : Nous avons un faisceau d'indices très puissant pour nous amener à cette conclusion là, Selon laquelle, l'Iran développait l'énergie nucléaire à des fins militaires. En substance, il serait difficile de croire le contraire vu les discours prononcés à l'encontre d'Israël. Il semblerait que le raid israélien du 6 septembre ait changé la donne au Moyen-Orient et qu'il ait cassé les projets de la coalition anti-israélienne. Cependant, on peut voir que dans les rencontres israélo-arabes, les paroles étaient fidèles aux actes pour les israéliens si celles-ci étaient respectées en face, et qu'elles n'étaient pas fidèles aux actes pour les palestiniens. Et effectivement, selon le Comité National de Résistance Iranien, les autorités iraniennes seraient en train de procéder à la construction d'un nouveau site destiné à l'enrichissement d'uranium. Le site a été déclaré terrain militaire pour le garder à l'abri des regards. Cette information est corroborée par les satellites espions qui ont fait état d'activités de chantier dans la région en question. Si tout les officiels cherchent officiellement à éviter un conflit avec l'Iran, il semble néanmoins judicieux de préciser qu'Israël ne pourra pas se permettre d'attendre jusqu'au point de non-retour à tel point de se mettre en danger. Dans l'acquisition nucléaire, ce qu'on appelle plus généralement la course aux armements, la concurrence est forte. Il peut arriver d'entendre l'étonnement au sein de certaines populations locales résidant dans les pays historiquement et présentement hostiles à Israël, selon lequel il serait extrêmement préjudiciable qu'Israël, cette petite entité à en croire certains propos, puisse disposer de l'arme nucléaire. Premièrement, il faut préciser que géographiquement, deux pays situés sur l'Océan Indien disposent de l'arme atomique, le Pakistan et l'Inde, eux-mêmes en conflit de souveraineté pour le Cache-Mire. Deuxièmement, une distinction s'impose, fondée sur l'histoire et la philosophie. Israël ne peut en aucun cas être comparé à un régime islamiste en cela qu'il en est l'opposé. Seulement aujourd'hui, Israël ne joue plus le rôle de la victime mais a les moyens de se défendre avec l'outil intellectuel premièrement, et l'outil militaire deuxièmement, sans être obligé de recourir à l'emploi de l'arme nucléaire. Dans tous les cas, il est impossible de voir émerger une deuxième "guerre froide" qui opposerait Israël à ses ennemis, comme le laisse implicitement entendre le Président iranien affirmant que son programme nucléaire est "pacifique". L'histoire, depuis 1948 et la création de l'État d'Israël, ne manque pas d'exemples pour nous démontrer que si guerre il devait y avoir, elle ne se déroulerait aucunement sur le plan politique, mais bien sur le plan militaire. |
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