Mercredi 28 novembre 2007
par Nicosono
publié dans :
En France
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Après deux années de calme relatif dans les banlieues françaises, un accrochage
avec la police ayant provoqué la mort de deux jeunes a relancé la révolte des quartiers. Celle-ci s'avère être d'une ampleur bien plus grave que les événements de 2005.
Le véhicule de police a percuté une mini-moto conduite par deux jeunes. Ces derniers sont morts, et l'enquête menée par l'Inspection Générale de la Police Nationale doit déterminer les
circonstances exactes de l'accident, mais elle a d'ores et déjà établi que les deux adolescents ne portaient pas de casque de protection. Elle doit déterminer les responsabilités et le
parcours exact des deux véhicules.
Les premiers éléments de l'enquête avaient dégagé la responsabilité des policiers selon lesquels le choc a été latéral. Mais les premières constatations sur le véhicule de police et les
témoignages de personnes présentes sur les lieux font état que ledit véhicule a essentiellement été endommagé à l'avant, et que selon toute vraisemblance, il est resté en l'état jusqu'aux
premières constatations, ce qui exclurait l'hypothèse d'un choc latéral, en fonction des dégâts importants du véhicule de police. Mais en complément, dans l'hypothèse d'un choc frontal,
il est à noter également que les constatations sur la mini-moto ne font état que de dégâts minimes.
Quoi qu'il en soit, à l'heure actuelle, l'enquête se poursuit, et une information judiciaire a été ouverte à la demande du Président de la République Nicolas Sarkozy.
Les conséquences du drame sont quant à elles bien réelles et d'une gravité sans précédent. La confrontation entre les policiers et les émeutiers est montée d'un cran, ces derniers
utilisant des armes à feu contre les forces de l'ordre. Des dizaines de policiers ont déjà été blessés dans les affrontements, certains gravement. Nombreux sont ceux qui ont dû
interrompre leur activité en raison d'un arrêt de travail, faisant suite à des blessures par projectiles d'armes à feu.
La situation dans les banlieues semble s'être apaisée, mais uniquement après qu'un impressionnant dispositif de sécurité comprenant des moyens aériens ait été requis par le Président de
la République lui-même, de retour de Chine.
Les tensions dans les banlieues ont attiré l'attention des médias internationaux. Est-ce le modèle d'intégration à la française qui est en échec ou est-ce un problème d'autorité de
l'État ? Certains remarquent que toutes les politiques en la matière ont échoué alors qu'il s'agissait uniquement d'injecter des moyens
financiers dans les banlieues. Dans ce cas précis, il faudrait déjà qu'il n'y ait plus de dégradation des biens publics et privés au sein des zones sensibles. D'autres s'étonnent de voir
les français réagir à l'emploi de certains mots par les autorités tels que les mots de "racaille" ou "délinquants", et d'en déduire que ceux qui les emploient sont racistes. Une enquête
menée auprès de France 5 révélerait même que la polémique qui fut suscitée par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, lors d'une visite dans les quartiers dans laquelle il
employa le terme de "racaille" n'est pas fondée. En effet, le document révèle bien que Nicolas Sarkozy répondait à une dame qui n'est pas visible sur le reportage alors qu'elle posait
simplement la question au ministre de savoir quand il allait les débarrasser de cette "racaille". L'enquête ajoute que même Azouz Begag, alors membre du gouvernement de Dominique de
Villepin, avait employé ce terme, lui qui dénonça ces propos dans la bouche de Nicolas Sarkozy.
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