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Lundi 17 décembre 2007
par Nicosono
publié dans : Éthique, bioéthique et société
La loi espagnole a dépénalisé l'avortement jusqu'à la 26ème semaine de grossesse. Des établissements ibériques ont été fermés pour avoir contourné la loi.

Les cliniques espagnoles spécialisées dans l'interruption volontaire de grossesse (IVG) sont au centre de ce scandale. Les pratiques illégales y sont monnaie courante, et elles ferment les unes après les autres pour des IVG pratiquées au-delà de la 26ème semaine de grossesse. Dorénavant, ces établissements sont dans le collimateur de la justice.

Ces pratiques ont été mises au jour par la diffusion d'un reportage en caméra cachée par une journaliste danoise enceinte de huit mois. Celle-ci aurait pu mettre fin à sa grossesse moyennant la somme de 4000 euros. Le Docteur Carlos Morin, le médecin avorteur ici en question, a été arrêté par la police espagnole après un an d'enquête, pour pratiques frauduleuses.

La loi espagnole, datant de 1985, ne reconnaît pas l'avortement mais prévoit trois cas dans lesquels cette interruption peut être pratiquée.
  • En cas de viol, l'IVG doit alors être pratiquée avant la 12ème semaine
  • En cas de malformation du fœtus, l'IVG doit alors être pratiquée avant la 22ème semaine
  • En cas de "risque pour la santé physique ou psychique de la mère", sans limite de temps pour l'IVG
Évidemment, 98% des IVG se font sur ce dernier motif. Le problème qui se pose est la bonne foi de la mère. D'autant plus que toutes les raisons peuvent être invoquées pour une IVG.

Les tarifs élevés demandés par les médecins avorteurs ne freinent pas les demandes d'IVG, qui sont en augmentation, et qui viennent de l'ensemble des pays européens. Le tarif est en fonction de l'avancement de la grossesse. 330 euros pour une grossesse inférieure à la 12ème semaine, à 3300 euros pour une grossesse égale à la 25ème semaine. Cet aspect financier amène largement à penser qu'il s'agit en réalité d'une industrie et non de médecine, d'autant plus qu'il ne s'agit aucunement de lutter pour la vie, mais de supprimer une vie pour le confort de celle qui l'a portée.

L'avortement : le débat

Ces pratiques rouvrent de façon évidente le débat entre les pro-avortement et les anti-avortement. Les premiers accusent le coup et mettent en avant une propagande lancée par les anti-avortement. Ils proposent l'harmonisation des législations européennes sur l'avortement qui aurait pour effet de limiter "le tourisme de l'avortement", et de limiter les fraudes. Ils précisent enfin que "l'avortement n'est pas pratiqué au-delà de la 26ème semaine, sauf si la mort du f
œtus est inévitable."

Les anti-avortement apportent pourtant des éléments importants. Ces éléments sont des photographies de f
œtus de sept mois broyés dans des poubelles de Barcelone. Chacun pourra juger de la violence des faits.

Consulter également l'article du Figaro.fr :
http://www.lefigaro.fr/international/2007/12/17/01003-20071217ARTFIG00341-avortement-le-scandaledes-cliniques-espagnoles.php
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