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L'armée israélienne subira les critiques sur la manière dont a été mené le conflit. Les ratés de cette seconde guerre du Liban sont portés par le Premier ministre israélien Ehud Olmert, par le ministre de la défense d'alors Amir Peretz, ainsi que par l'ancien Chef d'état-major de l'armée israélienne, Dan Halutz. De l'avis général, L'armée israélienne a mal utilisé son potentiel militaire, en utilisant de façon trop importante l'aviation, alors qu'une offensive terrestre aurait, semble-t-il, était plus efficace, ce que le Premier ministre Ehud Olmert a toujours refusé. La commission Winograd, qui vient de remettre son rapport, était chargée d'examiner les responsabilités sur les ratés de l'armée israélienne dans cette guerre. Le rapport fait clairement état de la responsabilité de Ehud Olmert, alors que Amir Peretz et Dan Halutz ont déjà quitté leur fonction respective dans le commandement de l'armée israélienne. A l'heure actuelle, Ehud Barak occupe les fonctions de ministre de la défense et Gaby Ashkenazy celles de Chef d'état-major de l'armée. Malgré les conclusions de la commission Winograd, Ehud Olmert semble décidé à ne pas démissionner de son poste, d'autant plus que le désaveu de la population israélienne est total. Paradoxalement, le rapport de la commission n'appelle pas le Premier ministre à la démission. A l'heure actuelle, des négociations de paix sont en cours avec les palestiniens, et un remaniement du gouvernement israélien risquerait de les compromettre. A ce sujet, un des membres de la commission Winograd, le Professeur Yehezkiel Dror, a répondu à des questions de journalistes où il explique les conséquences d'un départ de Ehud Olmert. "Que préférez-vous ? Un gouvernement Olmert-Barak, ou de nouvelles élections qui permettraient à Netanyahou d'arriver au pouvoir ?" La démission de Ehud Olmert du gouvernement provoquerait effectivement la tenue d'élections législatives anticipées. "Il est tout à fait respectable de prendre en compte le fait que le chef du gouvernement va faire progresser le processus de paix, qui, s'il aboutit, permettra de sauver un grand nombre de vies" a encore ajouté Yehezkiel Dror. Ce qui est décrit ici se voit nettement depuis que les accords d'Oslo sont entrés dans les négociations de paix entre israéliens et palestiniens. Durant les voyages officiels à Camp David, dont le but était de faire avancer le processus de paix sous la médiation des Etats-Unis d'Amérique, le paysage politique israélien était extrêmement variable. Certes, ces constants changements freinaient l'avancée des négociations, mais l'on pouvait voir émerger au sein de la population israélienne une prise de conscience sur le fait que les différends opposant les israéliens et les palestiniens n'ont pas été réglés par les accords d'Oslo. Cette prise de conscience a été la cause de nombreuses alternances dans le gouvernement israélien, qui ont notamment permis à Binyamin Netanyahou de conduire les négociations de paix alors qu'il était Premier ministre d'Israël. Durant ces négociations de paix, les palestiniens ne parlaient que de la terre, alors même que les concessions de territoires par Israël se sont toujours poursuivies, même durant la gouvernance d'Ariel Sharon. Le monde entier avait salué "le courage" de sa décision de se retirer de la Bande de Gaza. Et qu'en est-il aujourd'hui ? Israël a des problèmes avec sa frontière Sud-ouest. Israël a exactement les mêmes problèmes depuis son retrait du Liban en 2000. Ces retraits militaires ont-ils fait avancer la paix au Proche-Orient ? Bien-sûr que non, et Israël ne pourra jamais en être tenu responsable. Aujourd'hui, la crainte est de voir se répéter l'alternance au sein du gouvernement israélien qui retarderait une fois de plus le processus de paix. Dans le cadre d'hypothétiques élections législatives anticipées, Binyamin Netanyahou est pressenti comme vainqueur et nouveau Premier ministre d'Israël. Dans ce cas de figure, il y aurait certainement des aménagements des dispositions prévues par le processus de paix en condition pour la poursuite des négociations, comme ce fut le cas du temps de Yasser Arafat. En toile de fond se trouve évidemment le statut de Jérusalem qui ne peut être que la capitale éternelle et indivisible du Peuple d'Israël. Les déclarations de Yehezkiel Dror en ont provoqué d'autres sur l'impartialité de la commission. Le député du Likoud Sylvan Shalom affirme que ces propos prouvent que des considérations politiques ont influé sur la décision des juges de ne pas recommander la destitution d'Olmert. Reuven Rivlin a pour sa part demandé la création d'une nouvelle commission d'enquête officielle, indépendante, pour rédiger un nouveau rapport sur la seconde guerre du Liban. Enfin, le président de la commission parlementaire du contrôle de L'Etat, Zevulun Orlev, a annoncé son intention de convoquer cette instance et à inviter le professeur à s'expliquer sur ses propos qui émettent l'hypothèse d'une corruption du pouvoir. Sur la question du processus de paix, le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a appelé Israël à faire des "sacrifices significatifs". Il a affirmé que les progrès en la matière sont trop lents, et a affirmé craindre que cela ne pousse les palestiniens au désespoir. Cela serait-il une manière de légitimer les actes des palestiniens contre Israël ? Ou cela sert-il à préparer la visite de Nicolas Sarkozy en Israël et dans les territoires palestiniens qu'il effectuera la semaine prochaine ? Le Président français a adressé une lettre à son homologue israélien Shimon Peres dans laquelle il lui assure son soutien dans la lutte contre le terrorisme. "La France est et restera à vos côtés pour combattre le terrorisme, et vous apportera tout le soutien nécessaire dans vos efforts pour faire aboutir le processus de paix" peut-on lire dans la lettre. |
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