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Samedi 16 février 2008
par Nicosono
publié dans : Proche et Moyen-Orient
Cela fait aujourd'hui 600 jours que le soldat franco-israélien Guilad Shalit a été enlevé par des terroristes palestiniens qui s'étaient infiltrés dans la région de Keren Shalom en juin 2006.

Depuis presque deux ans, les avancées dans la libération de Guilad Shalit sont quasi inexistantes, et les soutiens, ceux du Peuple israélien et celui de sa famille, tentent par tous les moyens de savoir quelles sont les décisions prises en la matière, et quel est l'état de santé de Guilad Shalit. Ses ravisseurs prétendent pour l'heure qu'il est en bonne santé et bien traité.

Pour ses 600 jours de captivité, des rassemblements ont été organisés en Israël pour rappeler à chacun la vie de Guilad Shalit.

Lors de son discours au dîner du CRIF, le Président français Nicolas Sarkozy a assuré de sa totale implication dans ce dossier pour la libération de Guilad Shalit. Il a d'ailleurs appelé les ravisseurs à le relâcher au plus vite.

N'oublions pas la vie des deux autres soldats enlevés par les terroristes du Hezbollah, Eldad Reguev et Ehud Goldwasser.
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Dimanche 9 décembre 2007
par Nicosono
publié dans : Proche et Moyen-Orient
Israël estime que l'Iran aura la capacité de fabriquer l'arme atomique en 2010, selon le Premier ministre israélien, Ehud Olmert. Lors du conseil des ministres, il a indiqué que les activités d'enrichissement d'uranium se poursuivaient en Iran, et qu'en conséquence, Israël ferait pression sur l'Agence Internationale de l'Énergie Atomique (AIEA) pour que des mesures soient prises afin de conduire l'Iran à dévoiler l'ensemble de son programme nucléaire militaire.

Ces déclarations font écho au rapport des renseignements américains selon lequel l'Iran aurait gelé son programme nucléaire en 2003. Ces estimations vont à l'encontre des multiples déclarations américaines sur la question selon lesquelles Téhéran cherche à se doter de l'arme atomique. Les renseignements américains sont formels mais sont incapables d'expliquer les raisons qui auraient poussé Téhéran à abandonner son programme nucléaire, souligne le Premier ministre israélien.

Dès le départ, Israël voulait faire prendre conscience de la menace d'un Iran nucléaire qui aurait très vite fait de diriger ses armes atomiques contre l'Union européenne, et contre Israël. Lors de déplacements à l'étranger, la ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni, avait rencontré les responsables européens, certainement afin de leur partager les renseignements que les services israéliens avaient recueillis, pour que des sanctions sévères soient prises à l'encontre de l'Iran.

A consulter également :
http://www.lexpress.fr/info/infojour/reuters.asp?id=59716&1937

Voir également :

L'Agence Internationale de l'Énergie Atomique
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Vendredi 12 octobre 2007
par Nicosono
publié dans : Proche et Moyen-Orient
Depuis la création de l'État d'Israël en 1948, la région est en effervescence. En effet, depuis sa création, l'État d'Israël ne cesse d'être en guerre pour conserver son indépendance et sa légitimité. 50 ans de conflits avec ses voisins arabes, non seulement sur le plan militaire, mais aussi sur le plan politique et économique. Et non seulement en Israël, mais dans le monde entier.

En 2003, un sondage était publié au sein de l'Union européenne qui avait pour question "Quel est le pays qui représente la menace la plus importante pour la paix dans le monde ?". Le sondage a été réalisé au sein de la population de 15 pays membres de l'Union européenne. Ses résultats placent Israël en tête avec 58% des réponses, derrière la Corée du Nord, l'Iran, et les États-Unis d'Amérique.

Le porte-parole du gouvernement israélien de l'époque, Emmanuel Navon, a commenté ce sondage.
"Si ce sondage tend à remettre en cause le droit légitime d'Israël à se défendre et que ce dernier ne plaît pas aux européens, tant pis." a-t-il affirmé.
En substance, il serait extrêmement intéressant de savoir sur quelles bases les sondés se sont appuyés pour répondre au sondage en question. Il semblerait, notamment au sein de l'Union européenne, que le fait de disposer d'un arsenal nucléaire est fortement préjudiciable pour la stabilité de la paix dans le monde. Mais alors, trois évidences s'imposent :
  • - Premièrement, la seule nation a avoir utilisé la bombe atomique de manière offensive fut l'Amérique, et à deux reprises, les 6 et 9 août 1945 contre le Japon.
  • - Deuxièmement, la France effectua de nombreux essais nucléaires, sur terre dans le désert du Sahara, et sous-marins dans la région de Mururoa, et ne figure pourtant pas dans le trio de tête.
  • - Troisièmement, l'État d'Israël est en guerre depuis sa création en raison des attitudes violentes et intolérantes de ses voisins. Jamais il ne fut question d'utiliser la bombe nucléaire de manière offensive. De surcroît, l'État d'Israël n'a jamais effectué d'essai nucléaire, alors que l'Iran affirme ouvertement développer l'arme nucléaire pour la destruction de l'État Hébreu.
Ensuite, ces résultats ne pourraient-ils pas être le fruit de la désinformation sans cesse croissante des journalistes internationaux sur le conflit israélo-arabe ? Au regard de ce que nous savons, la superficie d'Israël est égale à la superficie de la Bretagne, et Israël accueille néanmoins sur son sol de multiples nationalités, étant entendu que toutes les personnes ne sont pas Juives. Le problème démographique que rencontre Israël aujourd'hui est justement le résultat de sa politique d'intégration des populations arabes, certes séparées des populations Juives, qui vivent en Israël et qui ont l'occasion d'y travailler. De ce fait, il est humainement compréhensible qu'un nombre croissant de Juifs israéliens veuillent se séparer des arabes israéliens, si un certain nombre de ces derniers perpétuent des attentats anti-israéliens. Ensuite, il est clair que le problème démographique ne pourra pas être réglé si les frontières de l'État d'Israël sont sans arrêt diminuées, et que par conséquent, celles des pays arabes comme l'Égypte ou la Jordanie sont étirées.

Enfin, l'ensemble des tensions qui ont existé et qui se sont manifestées par des conflits armés depuis 1948 a été alimenté par les régimes arabes. Les guerres qu'Israël a livrées étaient le résultat des politiques anti-israéliennes de l'Égypte, de la Jordanie, de la Syrie, de l'Arabie Saoudite, et de l'Irak. Alors que les pays arabes envahissent Israël pour dominer davantage de territoires, Israël se voit unanimement condamné lorsqu'après la guerre des Six Jours, il place l'intégralité de la ville de Jérusalem sous souveraineté israélienne, suite à l'échec des plans élaborés par les pays arabes.

Un comparatif des conflits sur l'ensemble de la planète depuis 1950 place le conflit israélo-arabe au 49ème rang en termes de nombre de morts, sur 67, si l'on prend en considération un minimum de 10 000 victimes. Le conflit qui détient le plus grand nombre de victimes, et de loin, se déroula entre 1949 et 1976, lorsque Mao Tsé-Toung était à la tête de la Chine communiste, avec 40 000 000 de victimes. Le conflit israélo-arabe compte aujourd'hui 51 000 morts, israéliens et arabes confondus.

Voir également :

Les statistiques des conflits
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Jeudi 27 septembre 2007
par Nicosono
publié dans : Proche et Moyen-Orient
Pour la France, le problème soulevé par l'Iran de vouloir se doter de la technologie nucléaire à des fins militaires n'est pas clos, selon le porte-parole de l'Élysée, David Martinon. Tout le monde sait que ce programme est à visée militaire. Le dossier n'est pas clos pour nous. Le président iranien avait en effet déclaré que son programme d'enrichissement d'uranium était pacifique, lors de son déplacement à New York pour assister au Conseil de sécurité des Nations Unies. Durant ce déplacement, Ahmadinejad avait par ailleurs obtenu une invitation de l'université Columbia. Il s'y est rendu et est intervenu devant quelques centaines d'étudiants de l'université et devant son directeur.

Au-delà même de cette invitation de l'université de Columbia, les protestations s'étaient déjà faites entendre au moment même où il était question que le Président iranien foule le sol américain. Plusieurs milliers de personnes ont protesté contre la venue du Président iranien, et notamment les membres de la communauté Juive de New York.

Il faut dire que les Chefs d'État bénéficient d'un visa diplomatique pour se rendre dans l'immeuble des Nations Unies à New York. Dans le cas du Président iranien, celui-ci a été accordé par le Département d'État.

Lors de son intervention à la tribune de l'Assemblée générale des Nations Unies, le Président français Nicolas Sarkozy a clairement établi que la meilleure réponse à apporter à toute tentative d'enrichissement d'uranium à des fins militaires était l'acquisition de cette énergie à des fins civiles.

Lors de son point de presse hebdomadaire du 27 septembre, le porte-parole de l'Élysée David Martinon a déclaré : Nous avons un faisceau d'indices très puissant pour nous amener à cette conclusion là, Selon laquelle, l'Iran développait l'énergie nucléaire à des fins militaires.

En substance, il serait difficile de croire le contraire vu les discours prononcés à l'encontre d'Israël. Il semblerait que le raid israélien du 6 septembre ait changé la donne au Moyen-Orient et qu'il ait cassé les projets de la coalition anti-israélienne.

Cependant, on peut voir que dans les rencontres israélo-arabes, les paroles étaient fidèles aux actes pour les israéliens si celles-ci étaient respectées en face, et qu'elles n'étaient pas fidèles aux actes pour les palestiniens.

Et effectivement, selon le Comité National de Résistance Iranien, les autorités iraniennes seraient en train de procéder à la construction d'un nouveau site destiné à l'enrichissement d'uranium. Le site a été déclaré terrain militaire pour le garder à l'abri des regards. Cette information est corroborée par les satellites espions qui ont fait état d'activités de chantier dans la région en question.

Si tout les officiels cherchent officiellement à éviter un conflit avec l'Iran, il semble néanmoins judicieux de préciser qu'Israël ne pourra pas se permettre d'attendre jusqu'au point de non-retour à tel point de se mettre en danger.

Dans l'acquisition nucléaire, ce qu'on appelle plus généralement la course aux armements, la concurrence est forte. Il peut arriver d'entendre l'étonnement au sein de certaines populations locales résidant dans les pays historiquement et présentement hostiles à Israël, selon lequel il serait extrêmement préjudiciable qu'Israël, cette petite entité à en croire certains propos, puisse disposer de l'arme nucléaire.

Premièrement, il faut préciser que géographiquement, deux pays situés sur l'Océan Indien disposent de l'arme atomique, le Pakistan et l'Inde, eux-mêmes en conflit de souveraineté pour le Cache-Mire. Deuxièmement, une distinction s'impose, fondée sur l'histoire et la philosophie. Israël ne peut en aucun cas être comparé à un régime islamiste en cela qu'il en est l'opposé. Seulement aujourd'hui, Israël ne joue plus le rôle de la victime mais a les moyens de se défendre avec l'outil intellectuel premièrement, et l'outil militaire deuxièmement, sans être obligé de recourir à l'emploi de l'arme nucléaire.

Dans tous les cas, il est impossible de voir émerger une deuxième "guerre froide" qui opposerait Israël à ses ennemis, comme le laisse implicitement entendre le Président iranien affirmant que son programme nucléaire est "pacifique". L'histoire, depuis 1948 et la création de l'État d'Israël, ne manque pas d'exemples pour nous démontrer que si guerre il devait y avoir, elle ne se déroulerait aucunement sur le plan politique, mais bien sur le plan militaire.
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Mercredi 26 septembre 2007
par Nicosono
publié dans : Proche et Moyen-Orient
Lien vers le premier article :
http://nicosono12.over-blog.net/article-12350229.html


En 1973, l'État d'Israël était entraîné dans un conflit en pleine célébration de la fête du Yom Kippour. Ce conflit avait terni la réputation d'invincibilité de l'armée israélienne. Trois ans plus tard, le raid d'Entebbe rétablissait cette réputation. Cette dernière avait de la même manière souffert de la Seconde Guerre du Liban, jusqu'à ce que le raid en Syrie rétablisse à nouveau la capacité de dissuasion militaire israélienne.

Traditionnellement, lorsqu'il s'agit de la sécurité et de la défense de l'État d'Israël, l'armée israélienne, sous le commandement du Premier Ministre, agit et parle peu. Depuis la dernière guerre du Liban, l'état-major israélien a été remanié et le général Dan Halutz a été remplacé par le général Gaby Ashkenazy.
Durant les précédentes guerres qu'Israël aura eues à livrer, on constate que celle-ci n'a jamais proclamé ses victoires, mais les a constatées. Les opérations étaient préparées dans le secret, ce qui a été l'un des facteurs déterminants de la réussite israélienne. Durant la dernière guerre du Liban, l'état-major israélien agit avec une manière différente contre le Hezbollah avec les résultats que l'on sait.

Le raid en Syrie se caractérise par la gestion qu'en a faite Jérusalem. Les anciennes recettes ont été remises au goût du jour. Le 6 septembre, Israël attaque. Jérusalem ne dévoile pas l'opération qui vient d'être menée, laissant le soin à Damas de la révéler. Lorsque cette dernière tente de minimiser les résultats obtenus, Jérusalem cite la presse étrangère, arabe en premier, et occidentale en second, et la véritable dimension stratégique et tactique s'est révélée, une opération qui combinerait les raids d'Entebbe et de Tammouz.

Les renseignements israéliens ont démontré que la Syrie était sur le point de réceptionner des éléments d'armes nucléaires opérationnelles de provenance nord-coréenne. Les liens entre la Syrie, l'Iran, et la Corée du Nord, ne sont plus à démontrer.
On sait que la Syrie dispose d'un arsenal chimique et bactériologique important, dont l'origine, en dépit de ses liens avec l'Iran et la Corée du Nord, remonte en Russie. Cette dernière a été et demeure un important fournisseur d'armes aux pays du Moyen-Orient. On sait aussi que la Russie exprime le souhait de poursuivre ses livraisons de matériel d'enrichissement d'uranium à l'Iran en contre-partie du règlement financier de l'affaire.

En ce qui concerne les éléments détruits en Syrie par l'aviation israélienne, ils étaient destinés à l'Iran en provenance de la Corée du Nord. La Syrie aurait servi de pays de transit pour limiter les risques de repérage dans le Golfe persique.

Dans cette affaire, les observations suivantes s'imposent :

  1. -  La capacité de dissuasion militaire israélienne a été retrouvée.
  2. -  La syrie, signataire du traité de non-prolifération nucléaire, viole ses engagements pour entrer dans un conflit avec l'État Hébreu.
  3. -  Un axe du mal tel que celui-ci de la Seconde Guerre mondiale existe réellement entre la Syrie, l'Iran, et la Corée du Nord. La Russie pourrait être ajoutée à la liste, mais les enjeux politiques qu'elle représente pour l'Europe sont très importants.
  4. -  Cette opération a démontré que les inquiétudes du Président français Nicolas Sarkozy et de son ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner pour un durcissement des sanctions contre l'Iran sont fondées.
Il est important de dire que cette opération mérite toute notre attention. Une fois de plus, Israël a dû agir seul pour sa sécurité, et plus globalement, pour celle du monde.
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Jeudi 13 septembre 2007
par Nicosono
publié dans : Proche et Moyen-Orient
Le raid israélien du 6 septembre peut avancer plusieurs hypothèses. Il faut tout d'abord rappeler que ce raid a été dévoilé de façon officielle par un militaire américain après que la Syrie se soit plainte d'une violation de son espace aérien. Le militaire en question a confirmé un raid israélien en territoire syrien mais n'a pas pu déterminer la cible des avions de chasse israéliens.

La syrie étant un pays de transit pour le trafic d'armes en provenance d'Iran et à destination du Hezbollah, l'armée israélienne pouvait contraindre Damas à prendre des mesures contre ce trafic afin de prévenir un nouveau conflit avec le Hezbollah. En effet, l'inertie de la milice chiite ne peut s'expliquer que par son besoin de se réarmer chez son allié iranien via la Syrie. Des armes en provenance d'Iran auraient donc été détruites par l'armée israélienne.

Dans le cadre d'une prochaine nécessité éventuelle de bombardement desIsrael-Iran-map.jpg installations nucléaires iraniennes, l'armée israélienne pouvait tester l'efficacité des défenses anti-aériennes syriennes, si toutefois l'itinéraire envisagé, celui consistant à survoler la Syrie, était retenu. En effet, en substance, dans le cadre d'une éventuelle attaque des installations nucléaires, Israël ne disposerait que de trois itinéraires. Le premier qui s'avère être le plus direct consisterait donc à survoler la Syrie. Le second impliquerait un survol du territoire turc pour bifurquer ensuite à l'Est afin de contourner le territoire irakien. Le dernier consisterait à survoler l'Arabie Saoudite.

L'armée israélienne pouvait aussi viser des installations nucléaires sur le territoire syrien même, où l'activité principale serait l'enrichissement d'uranium.

Toutefois, il existe une quatrième possibilité. L'armée israélienne pouvait mener une attaque de diversion pour une opération terrestre menée par des commandos de Zahal.

La Russie était le plus important partenaire militaire des pays arabes. La Syrie et l'Iran bénéficiaient de son soutien, le premier pour des systèmes de défense anti-aériens, le second en matière d'enrichissement d'uranium. Dans le premier cas, l'armée israélienne devait tester l'efficacité de ces systèmes de défense anti-aériens. La Turquie se retrouve impliquée dans ce dossier après que celle-ci ait retrouvé sur son territoire des réservoirs de kérosène conçus pour des F-15. Ces derniers les auraient perdus après avoir été repérés au radar.

l'État Hébreu tient à conserver la discrétion de ses opérations militaires, alors que la Corée du Nord est intervenue pour dénoncer la violation de l'espace aérien syrien par l'aviation israélienne. Dans le cadre des activités nucléaires, la Syrie, l'Iran, et la Corée du Nord sont soupçonnés de s'associer secrètement pour le développement de ce projet, avec l'aide de la Russie.
Depuis sa création en 1948, l'État d'Israël aura su s'affirmer sur un territoire où tout laissait penser que l'assimilation prendrait le pas sur le Peuple d'Israël. Finalement, la fierté et la volonté auront eu raison de l'adversité qui aura été omniprésente et qui se sera présentée sous différentes formes.


Voir également :

Le dossier nucléaire iranien
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Mercredi 13 juin 2007
par Nicosono
publié dans : Proche et Moyen-Orient

Depuis quelques temps déjà, de drôles de choses se passent dans la bande de Gaza. Les Palestiniens s'entretuent. Pas tous les Palestiniens, les membres des mouvements Fatah et Hamas. Des dizaines de morts et des centaines de blessés sont le résultat de cette tuerie fratricide entre les modérés du Fatah et les fondamentalistes du Hamas.

S'il n'y avait pas autant de morts, on pourrait penser que ce conflit inter palestinien est une grande mascarade, une sorte d'épreuve sportive pour savoir qui est le plus fort.

Lire la suite

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Jeudi 7 juin 2007
par Nicosono
publié dans : Proche et Moyen-Orient

Durant les rencontres israélo-palestiniennes à Camp David, la question du statut de Jérusalem fut posée sur la table. Il s'agissait à l'origine de trouver un terrain d'entente entre les israéliens et les palestiniens, et les américains jouaient les arbitres. En effet, pour les américains comme pour les arabes, le plus important était la mise en oeuvre des accords d'Oslo, accords profondément injustes pour les Juifs et pour Israël. Et Yasser Arafat d'enfoncer le clou en remettant en cause l'historicité Juive de la ville de Jérusalem, en affirmant notamment que le Temple de Jérusalem ne se trouvait pas à Jérusalem, mais à Naplouse.

Quel fut donc l'intérêt porté par les arabes à Jérusalem? L'intérêt n'a commencé à exister que lors de la victoire de l'armée israélienne sur ses ennemis lors de la guerre des Six Jours. Auparavant, il était interdit aux Juifs de se rendre au Kotel. Jusqu'en 1967 donc, la liberté religieuse n'était pas observée, ce qui est en parfait accord avec la doctrine de l'islam. Aucune occupation musulmane de la Terre Sainte n'aura consacré d'importance à la ville de Jérusalem, il faudra attendre une défaite de l'islam sur les terres de Jérusalem pour que les musulmans s'y intéressent, mais par dépit. Jérusalem restera le symbole de la défaite pour l'islam jusqu'à ce que l'affront soit lavé par l'anéantissement total de la nation Juive. C'est ici la charte du Hamas qui parle dans ses grandes lignes.

Ceci est valable pour Israël dans une mesure plus importante, mais le reste du monde n'est absolument pas à l'abri. Bien-sûr, l'exemple qui restera dans les mémoires est celui des attentats du 11 septembre 2001. Mais l'Amérique entretient des liens étroits avec le régime saoudien, pétrole oblige, même si l'Arabie Saoudite a perdu, avec le temps, son pouvoir d'influence sur certains États, au profit de l'Égypte. Ce lien aura d'ailleurs permis au gouvernement américain de geler les fonds de Oussama Ben Laden. Ce dernier considérera dès lors le régime saoudien comme un régime ennemi de la cause de l'islam. Il en profitera pour déclarer la guerre à l'Amérique au même titre que contre Israël, en associant ces deux pays par la propagande. La France sera visée lors de la volonté du gouvernement français d'interdire le port de tout signe ostentatoire dans l'école de la République française. A forciori, le port du voile est clairement un signe ostentatoire et donc interdit par voie de conséquence. Mais la France aura été touchée par le terrorisme dans les années 1990, lorsqu'en 1995 les transports en commun de Paris sont touchés par le Groupe Islamiste Armé (GIA), à la station Saint-Michel, alors même que la politique étrangère de la France allait devenir ouvertement pro-arabe, avec la récente prise de pouvoir de Jacques Chirac.

Lorsque les Juifs ont fondé l'État d'Israël en 1948, ils avaient trouvé une terre à l'abandon. Après tout, non seulement Jérusalem n'est considérée que comme la troisième ville sainte de l'islam, mais elle ne l'est que depuis 1967, et la terre d'Israël n'est importante pour les musulmans que depuis l'année 1948. Il faut rappeler qu'en novembre 1947, les Juifs étaient prêts à diviser la ville de Jérusalem en trois secteurs, entre britanniques, arabes, et Juifs. Seuls les arabes s'y sont opposés. Concernant les Juifs, il n'existe qu'une seule Ville Sainte qui est mentionnée plus de 700 fois dans la Bible, la Ville de Jérusalem. Aujourd'hui, Israël est florissant.

Mais les américains n'étaient pas au bout de leurs peines lorsque Ariel Sharon faisait partie de l'équipe de la délégation israélienne, en tant que membre du gouvernement de Binyamin Netanyahu. L'atmosphère était tendue et la tension était palpable entre Ariel Sharon et Yasser Arafat, les vieux ennemis. En effet, Ariel Sharon voulait pour sa part évoquer la situation religieuse de la ville de Jérusalem, alors que la délégation palestinienne ne s'intéressait qu'à des cartes et des tracés. Devant l'échec de ces rencontres, des négociateurs israéliens et palestiniens continueront à se rencontrer secrètement, avec la plupart du temps, l'arbitrage d'un négociateur américain. Ces rencontres se font dans le contexte des attentats suicides, et il est évident qu'il ne pouvait y avoir aucun résultat à toutes ces rencontres qui servaient de surcroît à une volonté de déjudaïsation de la ville de Jérusalem.

Lorsque Ariel Sharon est élu Premier ministre d'Israël et jusqu'à la création du parti Kadima, tout dialogue avec les factions terroristes était exclu. La suite étonnera le monde entier, décision est prise d'évacuer unilatéralement la Bande de Gaza. Les palestiniens crient victoire, le monde s'en félicite, mais quel est le résultat aujourd'hui? Cette évacuation aura donné davantage de territoire et réduit la surface déjà exiguë d'Israël. On peut dire que stratégiquement parlant, cette évacuation aura été une énorme erreur. Cette décision a été prise pour se plier aux pressions internationales, qui ne demandent que davantage de retraits aux israéliens. Mais le pire se situe dans l'esprit des palestiniens qui considéreront ce retrait comme une victoire, au même titre que le retrait du Liban en 2000. Il est paradoxal, au vue du contexte, que ces retraits se soient faits de manière unilatérale. Une excuse supplémentaire au cas où la situation se détériore.

Et il a fallu que ça arrive, lorsque le monde s'émeut de la situation dans la Bande de Gaza. Il est vrai que l'on peut difficilement accuser Israël d'être responsable de la situation au Liban. Depuis le retrait de l'armée israélienne, la Bande de Gaza a sombré dans l'anarchie. Si la barrière de protection en est la cause, il faudrait peut être évoquer la situation démographique de ce territoire, et préciser que la densité de population y est parmi les plus importantes de la planète. On ne peut pas dire que les aides européennes en direction des palestiniens soient efficaces, que cela soit en matière d'organisation comme en matière de paiement des salaires. Mais où va donc tout cet argent? Qu'est-ce que les États arabes voisins font pour leurs frères palestiniens?

Vous pouvez aussi consulter cet article sur la question:
http://www.nuitdorient.com/n176.htm

 
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Lundi 28 mai 2007
par Nicosono
publié dans : Proche et Moyen-Orient

Les récentes déclarations du président français Jacques Chirac sur l’Iran (voir encadré), et celles de l’ancien ministre des Affaires étrangères Roland Dumas, qui s’est dit favorable à la possession de la bombe atomique par Téhéran, ont semé le trouble sur la politique française à l’égard du dossier nucléaire iranien. Officiellement, certes, la France est alignée sur la position des pays occidentaux, qui tentent par tous les moyens d’empêcher l’Iran d’accéder à la bombe. Mais si l’on creuse un peu plus profondément, au-delà de cette ligne officielle, on s’aperçoit que la politique française est pour le moins ambiguë. La France, qui a contribué à l’édification de l’industrie nucléaire iranienne à l’époque du Shah, n’a jamais totalement rompu ses relations avec l’Iran des ayatollahs, y compris dans le domaine ultrasensible de la technologie de l’atome.

Les débuts de la coopération nucléaire franco-iranienne

Dès 1957, l’Iran du Shah a adhéré à l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) et a entamé une coopération dans le domaine de la recherche nucléaire avec les Etats-Unis. La coopération franco-iranienne commence un an auparavant, en 1956. La France entreprend alors de former des physiciens iraniens, et des experts français du nucléaire s’installent à Téhéran, tandis que des scientifiques iraniens sont accueillis en France. En octobre 1961, le Shah effectue un voyage officiel en France, et il visite les installations de Saclay. Deux ans plus tard, le général De Gaulle se rend à Téhéran.

A la même époque, les Etats-Unis livrent à l’Iran du Shah son premier réacteur de recherche et des scientifiques américains viennent travailler en Iran. Mais c’est au début des années 1970 que la coopération nucléaire passe à la vitesse supérieure, avec la création de trois grands programmes industriels dans le domaine nucléaire. Le premier est le complexe de Busher, au Sud de l’Iran, édifié avec des firmes allemandes, notamment Kraftwerke et Siemens.

Le deuxième projet est conclu avec la France, dans le cadre du rapprochement franco-iranien décidé par la diplomatie gaullienne. La construction de deux sites nucléaires est prévue en collaboration avec la société Framatome. Le troisième projet est celui du consortium Eurodif. Consortium européen d’enrichissement de l’uranium, Eurodif regroupe cinq pays : la France, l’Espagne, l’Italie et la Belgique. Le cinquième associé est l’Iran, qui a notamment fourni les capitaux nécessaires à la construction de l’usine du Tricastin.

L’Iran et la France sont associés dans la Sofidif (Société franco-iranienne d’enrichissement de l’uranium par diffusion gazeuse), dont 60% du capital sont détenus par le Commissariat à l’énergie atomique français, et 40% par l’Organisation iranienne de l’énergie atomique. La Sofidif détient 25% des parts du consortium Eurodif. L’Iran est ainsi entré, par la grande porte, dans le club très fermé des pays ayant la capacité d’enrichir l’uranium… L’arrivée au pouvoir de Khomeiny en Iran ne va pas modifier radicalement cette situation. Comme l’explique le chercheur français François Géré, la révolution iranienne de 1979 n’a pas mis fin au programme nucléaire iranien. L’ayatollah Khomeiny n’a jamais renoncé au rêve de voir l’Iran doté de l’arme atomique. Mais son programme nucléaire a été retardé par les réticences occidentales, et en particulier par le contentieux Eurodif.

Le chantage aux attentats

Du point de vue du droit international, le changement de régime intervenu en Iran ne justifiait pas la résiliation des accords conclus entre l’Etat français et l’Etat iranien. Mais face aux réticences occidentales – et notamment françaises - à poursuivre la coopération nucléaire, l’Iran décida de recourir à des arguments plus convaincants… Comme l’a révélé dans ses ouvrages Dominique Lorentz ¹, le contentieux nucléaire franco-iranien a joué un rôle clé dans la vague de prises d’otages et d’attentats qui ont atteint des cibles françaises au début des années 1980, au Liban et sur le sol français (attentats de la rue de Rennes et des Champs-Elysées, assassinat de Georges Besse …). Ancien président du consortium Eurodif, et personnage clé de l’industrie nucléaire française, Georges Besse fut assassiné devant son domicile parisien le 17 novembre 1986. Son assassinat fut attribué au groupe Action Directe. Mais comme l’explique Dominique Lorentz, le groupe terroriste d’extrême-gauche Action Directe était étroitement lié aux FARL, les Fractions armées révolutionnaires libanaises, organisation terroriste créée par Georges Ibrahim Abdallah et agissant pour le compte de l’Iran.

Action Directe servait ainsi de paravent et de relais aux FARL, et les deux groupes terroristes agissaient de concert, sur les ordres de la République islamique iranienne. C’est dans ce contexte que furent assassinés Georges Besse et René Audran, haut fonctionnaire du ministère de la Défense, abattu lui aussi devant son domicile. Les principaux terroristes d’Action Directe, Nathalie Ménigon et Jean-Marc Rouillan, furent libérés par François Mitterrand en 1981, dans le cadre des tractations avec l’Iran (avant d’être à nouveau arrêtés en 1987).

Le chantage aux attentats s’est donc avéré payant, à court terme (retrait des forces françaises du Liban) mais aussi et surtout à plus long terme. En 1990, en effet, la France relança la coopération avec l’Iran, dans les domaines économique et technologique. Un communiqué conjoint signé par le Ministre français de l’Industrie, Roger Fauroux, et par son homologue iranien, soulignait « l’importance de la coopération scientifique et technique » entre les deux pays.

En décembre 1991, les deux pays parvinrent à un accord final de règlement de leur contentieux. Le chef de la diplomatie française à cette époque était Roland Dumas. On comprend dès lors les déclarations récentes de ce dernier en faveur de la possession de la bombe par l’Iran. Loin d’être une exception, il exprime une position partagée par de nombreux autres membres de la classe politique et de la diplomatie française, toutes tendances confondues, pour qui l’Iran des ayatollahs demeure, tout comme l’Iran du Shah, un « grand pays » avec lequel la France se doit de conserver des relations étroites…

Le «rôle stabilisateur» de l’Iran

Ce rappel historique permet de comprendre l’attitude pour le moins ambiguë de la diplomatie française actuelle concernant le dossier iranien. Officiellement favorable à des sanctions économiques contre Téhéran, pour empêcher l’Iran de poursuivre sa politique nucléaire, la France mène en effet en coulisses une politique de cavalier seul qui rappelle à certains égards son attitude lors de la crise irakienne.

C’est ainsi que le Président Chirac, dans ses récents propos très remarqués sur l’Iran, s’est nettement démarqué des Etats-Unis et a fait part de sa compréhension à l’égard de l’Iran, qualifié de « nation importante et qui compte ». La volonté iranienne de se doter de l’arme nucléaire, a expliqué M. Chirac, s’explique par la crainte du pouvoir iranien d’être contesté ou menacé par la communauté internationale. Et la communauté internationale, c’est qui ? C’est les Etats-Unis » a conclu M. Chirac. Le souvenir cuisant de la vague d’attentats de 1986 et la volonté française de jouer un rôle sur la scène internationale ne sont visiblement pas étrangers aux contradictions de la diplomatie française et aux déclarations de Jacques Chirac, qui semble ne pas être convaincu de la réalité du danger nucléaire iranien. A moins qu’il ne considère, comme de nombreux fonctionnaires du Quai d’Orsay, qu’Israël est un « Etat provisoire »…

Source: Israël magazine

Avec l'arrivée au pouvoir, en France, de Nicolas SARKOZY à la tête des plus hautes fonctions de la République française, on est en droit d'attendre un revirement de politique, ou tout au moins une fermeté accrue, en accord avec la promesse qu'il avait faite concernant ce dossier, affirmant notamment que

Le dossier iranien est à l'heure actuelle le dossier le plus important sur le plan international.

Depuis lors, l'Iran persiste et signe dans sa logique de confrontation avec Israël. Le Président iranien avait notamment affirmé que

Nous attaquerons Israël si Israël s'attaque à des responsables palestiniens.

Cette déclaration fait écho à la volonté du Premier ministre israélien Ehud OLMERT d'intensifier les raids de l'armée israélienne dans la Bande de Gaza, en n'excluant pas le fait que ZAHAL puisse s'en prendre à des membres du gouvernement palestinien. On devine de la part de l'Iran une volonté de rapprochement d'avec les palestiniens, partant du fait que ces derniers bénéficient, aux yeux du monde, d'une image populaire alors que l'Iran inspire la terreur.

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