Le Président de la République Nicolas Sarkozy était l'invité
d'honneur du dîner annuel du CRIF à Paris. Au cours de
cet événement, la salle comptait mille invités. Le gouvernement était réuni autour du Premier ministre François Fillon, et différentes personnalités étaient aussi présentes, dont
l'ambassadeur d'Israël en France Daniel Shek, des anciens ministres de la République française, des amis d'Israël, les représentants des différentes religions monothéistes en France. La
représentante de l'autorité palestinienne en France était également présente.
Nicolas Sarkozy a profité de l'occasion donnée par Richard Prasquier, le président du CRIF, pour clarifier ses propos en la matière, notamment ceux prononcés à Rome et en Arabie Saoudite, qui ont soulevé la polémique. Nicolas Sarkozy a ainsi réaffirmé le besoin de voir émerger une complémentarité entre la morale laïque et la morale religieuse. D'après ses propos, "l'homme ne doit pas se définir comme une fin en soi", principe qui caractérise la morale laïque. La morale religieuse peut en effet apporter les repères nécessaires à une civilisation, et Nicolas Sarkozy remarque à cet effet l'exceptionnelle apport du Judaïsme pour l'ensemble de l'humanité gravitant autour de la promesse de Dieu faite à Abraham, à Isaac, et à Jacob. Une promesse que Nicolas Sarkozy a rappelé dans son discours, tout en la décrivant comme l'émergence d'un destin magnifique pour le Peuple d'Israël. Un destin magnifique que bien des hommes cherchèrent à étouffer par leur haine et leur destruction dirigées contre les enfants d'Israël. La Seconde Guerre mondiale fut une période effroyable pour les Juifs d'Europe, et la France, rappelle Nicolas Sarkozy, participa à la trahison de la Communauté Juive de France alors même que cette dernière témoigna toujours d'un profond attachement à la République. Pour autant et malgré cela, Nicolas Sarkozy n'oublie pas les Justes de France, par lesquels les deux tiers de la Communauté Juive de France furent sauvés de la déportation et de l'extermination. Nicolas Sarkozy enchaîne alors et revient sur la nécessité et la place de la morale religieuse dans une époque, quelle qu'elle soit, en rappelant quelles furent les caractéristiques des régimes totalitaires d'alors, le nazisme voulant créer une hiérarchie des races, et le communisme fustigeant la religion comme étant un instrument de la bourgeoisie pour dominer sur la classe ouvrière.
Existe-t-il des solutions en la matière ? Du point de vue de Nicolas Sarkozy, sur la question du conflit israélo-palestinien, aucune solution militaire n'est envisageable. La garantie de la sécurité d'Israël passe par la création d'un Etat démocratique et viable aux frontières d'Israël de manière à stopper les tirs de roquettes sur le territoire israélien et à contrarier les plans des organisations terroristes qui se servent des territoires laissés par Israël dans le passé pour effectuer les tirs de roquettes, prenant aussi de fait les populations locales en otage. Il est cependant à noter que sur ce point, Nicolas Sarkozy appelle à la fin de la "colonisation", ce qui semble paradoxal étant donné le contexte actuel, si l'on se base sur un point strictement stratégique et humain en l'occurrence. Effectivement, lorsque Israël se retire et transfère le contrôle des territoires à l'autorité palestinienne, les tirs de roquettes font leur apparition. Ceci démontre l'inefficacité des autorités présentes pour lutter contre le terrorisme. La question est de savoir si la création d'un Etat palestinien arrangerait les choses, considérant le fait qu'à l'heure actuelle, le pouvoir en place dans les territoires autonomes est inefficace ? Comme le rappelle Nicolas Sarkozy, l'Etat d'Israël vit déjà maintenant dans un contexte politique et géographique difficile et particulier, pourquoi le rendre encore plus complexe ? Parallèlement, Nicolas Sarkozy se réjouit du réchauffement des relations bilatérales entre la France et Israël, ainsi que de la reprise des coopérations dans différents domaines. Les déplacements de Bernard Kouchner, le ministre des Affaires étrangères, ont été évoqués avec enthousiasme. Nicolas Sarkozy précise alors qu'aucun obstacle ne doit empêcher l'entrée d'Israël dans la Francophonie. Tous les efforts seront faits dans ce sens, et la première étape consiste à inviter Israël au salon du livre de Paris en tant qu'invité d'honneur de l'événement. On sait les polémiques soulevées par cette présence au salon du livre de Turin. La France s'est engagée à ce qu'Israël soit accueilli dignement et sans polémique qui aurait un lien avec la politique d'Israël ou avec l'existence même de l'Etat d'Israël. Une autre question chère à la communauté Juive de France, mais aussi à Nicolas Sarkozy, et celle de la lutte contre l'antisémitisme. Nicolas Sarkozy a voulu clarifier les choses et les termes employés en la matière. Tout d'abord, il semble qu'en 2002, lorsque Nicolas Sarkozy avait pris ses fonctions de ministre de l'intérieur, il avait pu remarquer une différence dans les statistiques officielles du ministère de l'intéreur et celles de la communauté Juive de France. Depuis lors, le travail qui a été mené en la matière est conséquent et Nicolas Sarkozy salue au passage le travail entrepris par Michèle Alliot-Marie. Nicolas Sarkozy a assuré de sa pleine volonté de lutter contre l'antisémitisme en rappelant l'attachement de la République française à la communauté Juive. Le meurtre d'Ilan Halimi a été rappelé à la mémoire de chacun. La captivité du soldat israélien Guilad Shalit a été évoquée, et la France, par la voix de Nicolas Sarkozy, s'est engagée à mettre tout en oeuvre pour sa libération, et a appelé le Hamas à le libérer. Dans le cadre des relations que peuvent entretenir l'Europe et Israël, Nicolas Sarkozy remarque la volonté de rapprochement d'Israël avec l'Europe, et dans l'optique de la prochaine présidence française de l'Union européenne, Nicolas Sarkozy a assuré de son soutien complet dans l'aboutissement de ce projet, qui contribuera aussi à revigorer son projet d'Union méditerranéenne, évoquée lors de ce dîner, et dans laquelle il voit mal comment Israël ne pourrait en faire partie, étant un pays méditerranéen. |




La préfecture de Tulle a indiqué que le
pilote du Rafale qui s'était écrasé la veille, le jeudi 6 décembre, est mort. Le ministère de la défense avait annoncé qu'un Rafale s'était écrasé, et les recherches pour retrouver le corps
du pilote se sont poursuivies toute la matinée.
En juillet 2006, le Conseil
des ministres avaient décidé la dissolution de la Tribu Ka ainsi que la fermeture du site Internet associé après que des incidents à caractère antisémite aient éclaté deux mois plus tôt à
Paris lors d'une provocation du groupuscule au cœur du quartier Juif dans la rue des Rosiers.
Après deux années de calme relatif dans les banlieues françaises, un accrochage
avec la police ayant provoqué la mort de deux jeunes a relancé la révolte des quartiers. Celle-ci s'avère être d'une ampleur bien plus grave que les événements de 2005.
Les attentats de Londres de Juillet 2005 ont, semble-t-il,
démontré l'importance de l'installation de caméras de surveillance. Selon la police, elles ont permis de retracer le parcours des terroristes.
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