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Mercredi 30 janvier 2008
par Nicosono
publié dans : Actualités internationales
La Cour de justice des Communautés européennes a été conduite, le 29 janvier 2008, à se prononcer sur la protection des droits de propriété intellectuelle dans la société de l'information, en se basant sur une affaire opposant Productores de Música de España (Promusicae) / Telefónica de España SAU. La Promusicae souhaitait récupérer les données personnelles des internautes utilisant des logiciels de partage de données par une procédure civile au nom du respect des droits de la propriété intellectuelle. La société de télécommunication espagnole a répondu que la législation nationale espagnole n'imposait pas aux fournisseurs d'accès à Internet de révéler les données personnelles de ses clients dans le cadre d'une procédure civile, mais uniquement dans le cadre d'une procédure pénale, ou alors dans le cadre de la défense nationale. En effet, la loi garantit aux utilisateurs la confidentialité de leurs données personnelles.


Le prononcé de la Cour de justice des Communautés européennes.

"Le droit communautaire n'impose pas aux Etats membres l'obligation, en vue d'assurer la protection effective du droit d'auteur, de divulguer des données à caractère personnel dans le cadre d'une procédure civile."

La Cour de justice des Communautés européennes émet un prononcé partagé en la matière, tout en déboutant la demande de la Promusicae. Elle appelle à ce qu'un équilibre soit trouvé par les Etats membres qui doit garantir le respect des données confidentielles et le respect des droits de la propriété intellectuelle dans la société de l'information. Elle appelle les Etats membres à définir un cadre législatif équilibré sur l'ensemble des directives communautaires, et ici sur le respect de la propriété intellectuelle et la garantie de la protection des données personnelles, tout en ne créant pas de conflit de par la transposition en droit national desdites directives communautaires.

Ainsi, il convient effectivement de rappeler que le droit communautaire n'impose pas aux Etats membres de transposer dans leur droit national des directives qui entraîneraient la divulgation de données personnelles au nom du respect de la propriété intellectuelle.

Le Parlement français avait fait vivement polémique sur la question, avec la présentation d'amendements, lorsque dans un premier temps il était question de légaliser le partage de données sur Internet aux dépens de la propriété intellectuelle, en contrepartie de la création d'une taxe sur les fournisseurs d'accès à Internet. Aussitôt votés, aussitôt retirés, car dans un deuxième temps, le gouvernement avait reçu les mécontentements du monde de la musique et du spectacle, par la voix de plusieurs artistes français qui avaient alors exprimé leurs inquiétudes. Avec le prononcé de la Cour de justice des Communautés européennes, le principe du respect des droits de la propriété intellectuelle est réaffirmé, mais ne doit en aucun cas prendre le pas sur la garantie de la protection des données personnelles des utilisateurs.
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Mardi 29 janvier 2008
par Nicosono
publié dans : Actualités internationales
Le conflit au Proche-Orient a toujours provoqué de vives réactions. Les élections présidentielles américaines les ravivent. Pour autant, les prises de position de chacun des candidats sur la question peuvent-elles être considérées comme reflétant sa véritable pensée ? Le vote des Juifs américains pèse lourd dans le résultat des élections. Le discours à la tribune de l'AIPAC, groupe représentant les Juifs américains, fut très attendu pour chacun des candidats. Il constitue un passage obligé dans le déroulement des élections présidentielles américaines. En France, il existe le dîner du CRIF, mais qui ne bénéficie pas de la couverture médiatique du discours devant l'AIPAC. Voici quelques déclarations sur Israël par les candidats démocrates à la Maison blanche.

"En tant qu'amis d'Israël, les Etats-Unis d'Amérique ne peuvent dicter les termes de la paix sur le conflit au Proche-Orient."

"Les palestiniens ne peuvent prétendre à aucun droit de retour en Israël."



Au sein des primaires démocrates, Barack Obama semble être le mieux placé pour faire de l'ombre à Hillary Clinton. Les caucus de poursuivent à l'heure actuelle qui lui confèrent une légère avance sur sa rivale. Néanmoins, le soutien de Hillary Clinton à Israël est légendaire et dispose d'un fait important en l'amitié entre la famille Clinton et la famille Rabin. Pour autant, dans le discours à l'AIPAC, Barack Obama déclare que les Etats-Unis d'Amérique, en tant qu'amis d'Israël, ne peuvent dicter les termes de la paix entre les israéliens et les palestiniens. Ainsi donc, Obama prône un désengagement des Etats-Unis d'Amérique sur le règlement du conflit. Par ailleurs, dans un entretien téléphonique accordé à des journalistes israéliens, Obama ajoute dans un premier temps qu'il s'oppose au droit de retour des palestiniens en Israël, en précisant, ce qui rejoint l'ensemble des déclarations internationales, que des négociations avec le Hamas étaient impossibles tant que celui-ci ne reconnaît pas le droit d'Israël à exister. Dans un deuxième temps, Obama insiste sur son voyage en Israël et sur sa visite à Yad Vashem et dit son admiration sur la façon dont le Peuple Juif s'est relevé de ses souffrances causées par la Seconde Guerre mondiale et pour la façon dont Israël fait face aux constantes menaces qui pèsent sur sa sécurité.
Quelles seraient les conséquences d'un désengagement des Etats-Unis d'Amérique sur le règlement du conflit ? Cette proposition peut découler du constat que toutes les tentatives de médiation entreprises par les Etats-Unis d'Amérique ont jusqu'ici échoué, et qu'il faudrait peut-être laisser les principaux intéressés résoudre le conflit par eux-mêmes. Cette position risque-t-elle de renforcer ou d'affaiblir les Etats-Unis d'Amérique sur le plan international ? Si l'on part du principe que ce conflit ne trouvera jamais de répit avant le retour de Jésus, les Etats-Unis jouent la carte de la sécurité commerciale, partant du principe que nombreux sont les gens critiquant l'Amérique pour son soutien politique et financier à Israël, et aussi en direction des pays arabes qui ont maintes fois reproché les prises de position des Etats-Unis.

Israël criera vers Celui qui est, qui était, et qui vient.

Dans cette même position, Israël risquerait de se retrouver seul, car il ne faudrait certainement pas à l'heure actuelle compter sur un soutien de l'Europe à Israël, ni en provenance de Russie. Le côté positif de l'analyse et que cela encouragerait Israël à crier à Dieu, pour ne plus compter sur un gouvernement, mais sur Celui qui est, qui était, et qui vient.

"La sécurité d'Israël et la démocratie israélienne doivent être protégées."

"Les pressions sur l'Iran doivent être poursuivies et accrues."



Hillary Clinton, la candidate démocrate à la Maison blanche, a la réputation d'avoir toujours été proche d'Israël. Devant les membres de l'AIPAC, elle déclare que la sécurité d'Israël et la démocratie israélienne doivent être protégées. Elle appelle également à mettre davantage de pression sur le gouvernement iranien dans sa course pour obtenir la bombe atomique. Hillary Clinton s'était dite favorable à l'offensive israélienne au Liban en 2006 contre le mouvement terroriste chiite. Par ailleurs, son mari Bill est toujours très populaire en Israël.
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Mercredi 23 janvier 2008
par Nicosono
publié dans : Actualités internationales
L'armée autrichienne s'apprête à recruter deux imams pour veiller sur ses jeunes recrues musulmanes. L'armée autrichienne compte plus de 1000 soldats de confession musulmane, ce qui place cette religion devant le protestantisme. Cela donne un pourcentage de 3,5% de l'effectif.

La proposition avait déjà été lancée en 2006, mais il semblerait qu'il y ait eu de multiples problèmes d'application. L'extrême-droite autrichienne a d'ores et déjà fait savoir son opposition à la mesure, tout en essayant de démontrer qu'il n'y a jamais eu de précédent en la matière. Il semblerait pourtant que l'empire ostro-hongrois ait déjà accueilli des soldats en provenance de Bosnie en 1912 et qu'ils aient pu exercer librement leur pratique religieuse.




Sur le même sujet :
http://europe.courrierinternational.com/eurotopics/article.asp?langue=fr&publication=23/01/2008&cat=COULEURS+LOCALES&pi=0
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Vendredi 18 janvier 2008
par Nicosono
publié dans : Actualités internationales

A l'horizon des élections présidentielles américaines, les thèmes majeurs de société sont abordés. L'homosexualité et l'avortement ont été condamnés par le candidat à l'investiture républicaine, Mike Huckabee. 

"Tout au long de l'histoire, le mariage a signifié une relation d'un homme et d'une femme pour la vie. Si nous changeons cette définition, jusqu'où irons-nous ?", a-t-il affirmé au magazine religieux en ligne "Beliefnet". 

Les origines du mariage sont clairement établies, ainsi que ses conditions de validité. Il ne peut être célébré qu'entre un homme et une femme, ne serait-ce que pour des raisons biologiques évidentes, et des raisons d'éthique qui condamnent les relations entre les descendants et les collatéraux des premiers degrés. Il n'est même pas question ici des relations avec le monde animal, mais très justement, il semblerait que sur ce point précis, la perversion de l'esprit humain évolue proportionnellement aux découvertes génétiques sur les compatibilités entre le genre humain et le genre animal. Il semblerait en effet que le moindre changement de définition du mariage ne crée un cercle vicieux qui ne ferait que s'aggraver avec le temps. Gageons que c'est sur cet esprit que cette mise en garde a été émise par Mike Huckabee.
Les origines du mariage sont clairement bibliques. De ce fait, cette institution sacrée est attaquée sans relâche et sans ménagement. Si toutes les autres formes d'union sont condamnées dans la Bible, il faut néanmoins rappeler que ce qui est important est de condamner l'acte. Le cas des personnes peut évoluer, et le jugement doit être fondé sur la Parole de Dieu, ce qu'on pourrait appeler un jugement spirituel qui consiste à dénoncer les 
œuvres  du diable.

"Ce n'est pas être extrémiste que de vouloir définir le mariage.
Être extrémiste, ce serait de changer la définition du mariage qui pourrait être l'union de deux hommes, de deux femmes, d'un homme et trois femmes, d'un homme et un enfant, d'un homme et un animal. La Bible n'a pas été écrite pour être amendée, la Constitution si."

Si une définition du mariage peut être décrite comme étant "extrémiste", on pourrait aussi la voir comme "conservatrice". Et changer sans relâche la définition du mariage peut être qualifié de criminel, envers Dieu premièrement, mais aussi envers les générations futures. Et effectivement, la Bible ne peut être amendée car :

Hebreux 13

8 Jésus-Christ est le même hier, aujourd'hui, et éternellement.

"Même si la loi qui autorise l'avortement est abrogée, nous n'aurons pas gagné la bataille."
Mike Huckabee s'attaque ici à l'avortement qui est pratiqué dans certains Etats américains. C'est le sens de cette phrase, où l'avortement doit être déclaré anticonstitutionnel afin de l'interdire sur l'ensemble du territoire fédéral américain.

"C'est une logique de guerre civile. Ce serait comme si dire que l'esclavage est autorisé en Géorgie mais pas dans le Massachussetts. Cela n'a pas de sens. L'esclavage est mauvais, point. Ca ne peut pas être bien quelque part et mauvais autre part. Pour l'avortement, c'est pareil."


"Ainsi, la Bible recommande de pratiquer l'aumône mais on ne va pas amender la Constitution pour dire que tout le monde doit pratiquer l'aumône."
La sincérité du 
cœur est préférable à l'obligation. C'est le sens de la foi en Jésus-Christ qui donna la liberté aux hommes. Non pas la liberté de pécher, mais celle de s'approcher de Dieu quand bien même il y eut une entorse à la Loi du Seigneur, pour ceux qui se confient en Lui. 

Psaumes 33

12 Heureuse la nation dont l'Éternel est le Dieu! Heureux le peuple qu'il choisit pour son héritage!

Questionné sur la pauvreté, Mike Huckabee estime que cela n'entre pas dans le rôle du gouvernement mais dans les "choix individuels" de chacun. Autrement dit, il revient à chacun d'exercer la générosité envers ses semblables sans que le gouvernement ne l'impose par les taxes.

"Si la famille ou l'église jouent bien leur rôle, il n'y a pas besoin que le gouvernement s'en mêle. L'idéal serait qu'il ne s'en mêle pas" conclut Mike Huckabee. 

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Mercredi 26 décembre 2007
par Nicosono
publié dans : Actualités internationales
Les élections présidentielles américaines approchent. Dès maintenant, chaque candidat cherche les préoccupations des américains afin d'en faire les siennes. Cependant, s'il est une tradition aux États-Unis d'Amérique, ce serait d'inciter les candidats à dévoiler ou à s'expliquer sur leurs convictions religieuses. Il est absolument impossible d'échapper à cet exercice. Les convictions doivent être bibliques pour avoir un espoir d'être locataire de la Maison blanche. Pourtant, les évangéliques sont loin de représenter la seule confession aux États-Unis d'Amérique. On peut y dénombrer une forte communauté de mormons, une communauté musulmane qui vient d'obtenir son intégration politique au sein du Congrès américain, une communauté Juive bien intégrée, pour ne citer que celles qui ont le potentiel d'infléchir les élections présidentielles.

Les Juifs sont traditionnellement sollicités, certes en raison du fait que la communauté Juive américaine compte deux millions d'âmes, mais surtout en raison des villes habitées. En effet, le président américain est élu au suffrage universel indirect, les États sont représentés par des "grands électeurs" qui varient proportionnellement à la population totale de l'État en question. C'est ainsi que les États disposant d'un poids électoral important sont la Californie, le Texas, la Floride, l'Illinois, et ainsi de suite en fonction du nombre d'habitants. Les Juifs américains vivent principalement à Los Angeles, Chicago, New York, San Francisco..., et sont souvent l'objet de toutes les attentions. Traditionnellement, les Juifs américains votent "démocrate", mais chaque camp insiste alors sur son amitié avec Israël, espérant infléchir les votes.

On sait en effet de quelle importance jouit la politique étrangère américaine aux yeux des américains, surtout depuis les attentats de New York en septembre 2001. D'isolationnistes, les américains sont devenus expansionnistes, croyant ainsi servir la "sécurité nationale" des États-Unis d'Amérique. Seulement, le thème central des élections présidentielles américaines de 2008 pourrait bien être la situation économique des américains, même si le spectre de l'Irak demeure présent. On constate en effet l'inquiétude américaine face à une possible récession de l'économie américaine. Plusieurs raisons sont susceptibles d'expliquer le phénomène :
  • L'augmentation du prix des carburants
  • L'immigration clandestine
  • La baisse des prêts en raison de l'incapacité à régler les intérêts
Les américains sont de gros consommateurs d'énergies fossiles. Leurs voitures consomment en moyenne deux fois plus de carburants au kilomètre que les voitures européennes ou asiatiques. L'augmentation du prix du pétrole se ressent sur la vie quotidienne des américains et représente le problème le plus visible pouvant amener à la question du pouvoir d'achat américain. La dévaluation du billet vert ajoute au problème initial, sans compter l'épuisement de cette ressource naturelle minimisé par les experts en la matière qui affirment que l'état des réserves actuelles de pétrole suffiront à tenir jusqu'en 2050. Les américains seront tôt ou tard confrontés au défi du développement des énergies renouvelables, et sur ce point, les candidats à la Maison blanche y seront confrontés. Ce qui est certain à l'heure actuelle est que la présence militaire américaine en Irak n'arrange pas favorablement les cours du pétrole.

L'immigration clandestine constitue une alternative sérieuse aux employeurs qui s'orientent vers cette population corvéable à souhait pour un salaire réduit au maximum. Cette immigration est principalement d'origine hispanique en provenance du Mexique et de Cuba. Ils sont plusieurs à tenter leur chance, les cubains à utiliser des bateaux de fortune pour échouer en Floride, les mexicains à tenter de fausser compagnie aux policiers chargés de surveiller la frontière qui s'étale sur plusieurs milliers de kilomètres, pour arriver dans le pays des opportunités, pour trouver un travail d'appoint. 
Traditionnellement, les républicains sont favorables à l'immigration et sont davantage portés sur la conduite de la politique étrangère des
États-Unis d'Amérique. Les préoccupations actuelles des américains pourraient bien compromettre les chances des républicains pour les élections présidentielles de 2008. En effet, l'immigration clandestine ressert le marché du travail américain. Or, pour un américain, le travail ne représente pas seulement le salaire mais aussi la protection sociale, payée en grande partie par les employeurs.

De moins en moins d'américains sont en mesure de rembourser les mensualités des prêts hypothécaires à taux variable souscrits pour l'achat d'un logement. Les
États-Unis d'Amérique sont actuellement en proie à une grave crise immobilière. La question de la politique monétaire, des taux d'intérêts en vigueur, sera forcément d'actualité après que les primaires auront désigné le candidat de chaque parti à la Maison blanche. 



Consulter également cet article :
http://usinfo.state.gov/xarchives/display.html?p=washfile-french&y=2007&m=December&x=20071226141202hmnietsua0.8248712
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Mardi 25 décembre 2007
par Nicosono
publié dans : Actualités internationales
L’UNESCO et la délégation permanente d’Israël auprès de cette institution vont organiser une grande manifestation le 28 janvier dans le cadre de la journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de la Shoah.

C’est ce qu’a indiqué le 24 décembre, David Kornbluth, l’ambassadeur d’Israël auprès de l’UNESCO à Haïm Musicant, le directeur général du CRIF.
 
Cette cérémonie, organisée pour la première fois, sera placée sous le patronage du président de la République Nicolas Sarkozy et du président de l’Etat d’Israël, Shimon Peres.
 
David Kornbluth a d’ores et déjà obtenu la présence de Koïchiro Matsuura, le directeur général de l’UNESCO, Simone Veil, présidente d’honneur de la Fondation pour la mémoire de la shoah et d’Itzhak Herzog, le ministre israélien des affaires sociales.
 
Patrice de Carolis, le président directeur général de France 2 présentera en avant première le film : « la Résistance. Quand il fallait sauver les juifs ? ». Une exposition de photos prises par des SS en mai ou juin 1944 à Auschwitz pourra être également visitée lors de cette soirée exceptionnelle.

Crif.org
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Vendredi 21 décembre 2007
par Nicosono
publié dans : Actualités internationales
La française Nathalie Gettliffe, qui avait été incarcérée au Canada l'an dernier pour l'enlèvement de deux de ses enfants, dépose un recours devant la justice canadienne afin de pouvoir communiquer avec ses enfants. Elle accuse en effet son ex-mari de vouloir la priver de contact avec eux.

Une audition doit avoir lieu devant la Cour suprême de Colombie-Britannique dans l'Ouest du Canada pour entendre la plainte de Mme Gettliffe, qui vit désormais en France.

La décision de justice prévoyait que Mme Gettliffe ait un contact hebdomadaire avec ses enfants par téléphone ou webcam. L'ex-mari, Scott Grant, ne respecterait pas ladite décision selon Mme Gettliffe.

C'était en tout cas le contenu de la lettre qu'elle avait envoyée au défenseur des enfants en France, autorité indépendante chargée de la défense des droits de l'enfant. Elle y affirme être sans nouvelle de ses enfants âgés de 14 et 12 ans, depuis la fin mai 2007. "En plus de cette absence totale de communication et de cette séquestration verbale, je crains que mes enfants ne soient devenus les esclaves de la secte" de son ex-mari, écrivait-elle.

Scott Grant est membre de l'Église internationale du Christ, considérée comme une secte dans un rapport parlementaire français, mais légale au Canada. C'est d'ailleurs en soi la raison pour laquelle cette affaire a fait tant de bruits sur le plan international et est devenue aussi médiatique. Ce fut l'occasion de relancer le débat sur le fait de savoir si les membres de ces églises sont sectaires.

Cette affaire eut son commencement lorsque Scott Grant intégra l'Église internationale du Christ. Celle-ci encouragerait ses membres à rompre tout contact avec l'extérieur, ce qui expliquerait la séparation rapide entre Scott Grant et Nathalie Gettliffe.

En juillet 2006, la justice française décida de remettre les deux enfants à leur père. Sur la demande de Mme Gettliffe, le Premier ministre François Fillon pourrait intervenir sur le dossier pour une "amélioration des conditions de séquestration" de ses enfants.
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Jeudi 20 décembre 2007
par Nicosono
publié dans : Actualités internationales


A partir de ce jeudi soir à minuit, l'Union européenne supprime les contrôles aux frontières de neuf de ses nouveaux États membres. Ainsi, 400 millions d'européens partageront le même espace Schengen de libre circulation, regroupant 24 pays autrefois répartis des deux côtés du rideau de fer.

L'espace Schengen est un espace commun où les européens, quel que soit leur pays d'origine, peuvent circuler librement, en n'ayant plus à justifier d'un passeport. Au mois de mars, l'espace aérien européen s'élargira à ces pays.

Cet événement vient donner le coup de grâce à l'époque communiste, 18 ans après la chute du mur de Berlin et 16 ans après la fin de la guerre froide, qui représentait pour les habitants de l'Est des privations de liberté qui se ressentaient surtout sur les possibilités d'émigration. Les frontières étaient hermétiques. L'élargissement met définitivement fin à cette période et augure de nouvelles perspectives pour les nouveaux
États membres.

Néanmoins, la suppression des frontières rendra plus difficile le contrôle de l'immigration illégale ainsi que le cheminement des contrefaçons. Les nouveaux pays frontaliers de l'Europe devront s'adapter à la nouvelle donne géographique, et principalement les ressortissants de ces pays. Pour surveiller ses nouvelles frontières, l'Europe va devoir faire confiance à ses nouveaux adhérents. Des coopérations entre les différents services de douane pourraient voir le jour dans les prochains temps. Quoi qu'il en soit, ceux qui souhaiteront voyager en Europe devront présenter un visa, un billet aller-retour, un pécule quotidien minimum et une assurance maladie.

Certains organismes tels que le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) s'inquiètent du renforcement des contrôles aux nouvelles frontières et de son effet sur la liberté de circulation des personnes. Les autrichiens ont annoncé le prochain renforcement de leurs contrôles aux frontières en vue de la préparation de l'Euro 2008 de football.

Chypre et la Suisse souhaiteraient intégrer l'espace Schengen et rejoindre ainsi les nouveaux adhérents, alors que le Royaume-Uni et l'Irlande ont préféré resté à l'écart, le traité de Schengen ayant été rejeté par voie de référendum par les anglais et les irlandais.
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Jeudi 20 décembre 2007
par Nicosono
publié dans : Actualités internationales
Le dossier des prisonniers colombiens a été replacé au centre des préoccupations internationales depuis l'élection de Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République française. C'était d'ailleurs un de ses engagements de campagne durant laquelle il avait promis de s'investir pleinement jusqu'à la libération d'Ingrid Betancourt. Aujourd'hui, la France est le vecteur principal des négociations, face à un président colombien fragilisé sur le plan international, et inefficace en tant que négociateur. Nicolas Sarkozy a cherché de nouveaux partenaires pour la négociation, au sein des pays sud-américains, afin d'augmenter les chances de parvenir à un accord avec les Forces armées révolutionnaires colombiennes (Farc). De plus, la position française sur la libération d'otages a été renforcée avec la libération des infirmières bulgares et du médecin palestinien en Libye. Aujourd'hui, les Farc libèrent trois otages, dont Clara Rojas, une proche collaboratrice d'Ingrid Betancourt.

Parmi les interlocuteurs recherchés par Paris, Hugo Chavez, le président vénézuélien, obtient les mérites de cette libération qui lui tombe dans les mains comme un fruit mûr, après ses déboirs électoraux et ses prises de paroles sur la question des Juifs. Cela lui redonne une légitimité internationale appuyée par les déclarations des Farc à son sujet qui soulignent "l'effort colossal qu'il a accompli comme médiateur." A Paris, on insiste sur ces déclarations en affirmant que "Chavez est désireux d'agir. Jusqu'à présent, personne n'a fait mieux que lui dans cette affaire."

Cette libération conforte aussi Paris dans la capacité de trouver de bons interlocuteurs. "Le rôle du président Chavez a été souligné." "Cela valide bien le choix qui a été celui de la diplomatie française et du président de la République de s'appuyer notamment sur le président Chavez" se félicite-t-on à Paris.

Pour l'heure, les Farc refusent de libérer l'intégralité des otages par crainte d'une opération militaire en représailles. A ce problème, la France propose d'accueillir sur son sol des membres des Farc emprisonnés en Colombie afin de pouvoir être libérés en échange des otages. Une solution qui a reçu le soutien de la Colombie. Les Farc exigent quant à eux la délimitation d'une zone démilitarisée afin de garantir sa sécurité. Sur ce dernier point, la Colombie se montre réticente. Par ailleurs, les dirigeants colombien et vénézuélien ne s'apprécient guère, et la France doit en plus apaiser les tensions entre ces deux hommes, mais privilégie Hugo Chavez pour les négociations avec les Farc.
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Dimanche 9 décembre 2007
par Nicosono
publié dans : Actualités internationales
Le Colonel Kadhafi est attendu en France pour une visite de 5 jours, du 10 au 15 décembre. Ceci rentre dans le cadre du projet d'unité méditerranéenne voulu par le Président français Nicolas Sarkozy. Mais la polémique grossit de plus en plus. Personne n'oublie que la Libye a été impliquée de manière active dans des attentats terroristes voilà quelques années.

L'une des premières interventions en la matière fut celle du philosophe Bernard Henri Levy qui s'exprimait en ces termes : "On n'invite pas en visite d'État un grand terroriste et un preneur d'otages international comme Kadhafi." Il ajoute : "Dans le pays des droits de l'homme, il y a là quelque chose qui ne passe pas. Je suis très choqué. Une visite d'État, peut-être les drapeaux sur les Champs-Élysées, on nous parle d'une visite, un recueillement, sur la tombe du général de Gaulle à Colombey les-Deux-
Églises, on rêve."

Sur un plan politique, c'est bien entendu le projet de Nicolas Sarkozy qui est placé en tête des préoccupations. Jean-Pierre Raffarin, un proche du Président de la République, a confié à Radio J : "Pour la réalisation du grand projet de Nicolas Sarkozy d'Union méditerranéenne, il est important que la rive Sud de la Méditerranée se développe et que la Libye fasse plus d'efforts pour développer le Maghreb. Il faut dire clairement qu'en France, nous souhaitons qu'Israël appartienne au projet d'Union méditerranéenne." Il est maintenant inutile de préciser que cette visite est loin de faire l'unanimité en France, et certainement sur un plan international. La communauté intellectuelle et artistique se prononce naturellement contre toute collaboration avec la Libye.

Évoquons maintenant les propos de Kadhafi concernant Israël. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils sont sans ambiguïté. Le dirigeant libyen souhaite depuis toujours le démantèlement de l'État d'Israël et le retour dans leur pays d'origine des Juifs occidentaux. Dans tous les cas, voici ce qu'affirme le fils du dirigeant libyen : "Je suis favorable au projet français d'Union de la Méditerranée tant qu'elle n'inclut pas Israël."

Ironie de l'histoire, le 10 décembre est célébré l'anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme. Tout comme pour la Chine, il semblerait que ni Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et des Affaires européennes, ni Rama Yade, secrétaire d'État chargée des droits de l'homme, ne devraient interpeller le Colonel Kadhafi sur la question.
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